Comment les entreprises françaises font face aux crises dans le monde

Comment prévenir ou faire face à tous ces risques ? C'était l'enjeu d'une réunion, jeudi 29 janvier 2015, à Paris entre plusieurs chefs d'entreprise et le ministère des Affaires étrangères.
© Ministère des affaires étrangères et européennes

Après les attentats qui ont secoué Paris en ce début d'année, les mesures de sécurité ont été renforcées un peu partout. Les Français expatriés sont également appelés à la plus grande vigilance. Et les menaces ne sont pas uniquement terroristes, elles sont aussi sanitaires. Comment prévenir ou faire face à tous ces risques ? C'était l'enjeu d'une réunion, jeudi, à Paris entre plusieurs chefs d'entreprise et le ministère des Affaires étrangères.

Echanges à huis clos dans une salle gardée par des agents de sécurité. Deux ministres qui s'expriment, l'une à l'ouverture de la réunion et l'autre pour la clore. Qu'avaient donc les chefs d'entreprises françaises à se dire qui soit aussi secret ? En tout cas, ils voulaient partager leurs expériences, leurs réactions face à des situations de crise vécues dans leurs entreprises, notamment sur le continent africain.

Gilles d'Arras est secrétaire général de Bolloré Africa Logistics. Et son groupe est resté en Guinée malgré l'épidémie d'Ebola : « Nous avons fait le nécessaire pour que l’activité portuaire reste au top. Nous avons pris les justes mesures, des mesures drastiques. Il est vrai qu’un certain nombre de sociétés ont plié bagage. Nous sommes restés et nous nous développons ».

L'Afrique, continent à risques, et pourtant de grands groupes veulent toujours s'y implanter. C'est le cas du groupe Carrefour dont Jérôme Bédier est le secrétaire général : « Nous avons un accord pour ouvrir des magasins dans plusieurs pays d’Afrique. Le premier magasin ouvrira à Abidjan cette année et puis il sera suivi d’autres, aussi bien des hypermarchés que des supermarchés ».

En tout cas, l'international, notamment l'Afrique, est aujourd'hui vital pour la survie des entreprises françaises comme l'a bien souligné l'un des patrons présents lors de cette réunion.