Massacre de Beni: la Monusco annonce l'ouverture d'une enquête

Une victime de l'attaque du village de Kiddie, à une douzaine de kilomètres de Beni, le 4 février 2015.
© AFP PHOTO / KUDRA MALIRO

Dans l'est de la RDC, près d'une vingtaine de personnes civiles ont été tuées à l'arme blanche près de Beni dans la nuit de mardi à mercredi. La société civile impute ces violences aux rebelles ougandais des ADF-Nalu, bien que pour l'heure, peu d'informations circulent sur ces violences. Après ces nouvelles violences, la Mission de l'ONU en RDC annonce l'ouverture d'une enquête.

L'attaque s'est produite de nuit dans la contrée de Mayangose, à une dizaine de kilomètres de Beni. Sur place, des habitants joints par RFI, évoquent un milieu peu sécurisé. Peu d'informations ont pu filtrer sur ces violences. Mais des militants de la société civile qui ont pu se rendre sur place ce mercredi décomptent au moins 25 personnes tuées à coup de machette.

D'après Gilbert Kambale, le président de la société civile de Beni, les assaillants pourraient bien être des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées, auteur de massacres similaires il y a quelques mois. « Nous pensons que ce sont les mêmes ADF-Nalu qui opéraient l’année passée, qui tuaient les gens avec leurs alliés et qui continuent à perpétrer ces massacres, avance-t-il. Parce quand ils opèrent, ils tuent les gens de la même manière. Mais également nous pensons que ce sont toujours eux d’après les rescapés qui ont été justement là à Manyangose. »

De son côté, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC parle d'assaillants « non identifiés ». La Monusco, avait mené des opérations de sécurisation de cette zone mi-décembre aux côtés des forces armées gouvernementales contre les rebelles ougandais des ADF-Nalu. Suite à ces nouvelles violences, la Monusco annonce l'ouverture d'une enquête et assure avoir dépêché des éléments dans cette zone.