Cameroun: une force régionale africaine contre Boko Haram à l'étude

Des soldats tchadiens, à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, le 21 janvier 2015, pour combattre Boko Haram.
© AFP PHOTO / ALI KAYA

Au Cameroun, Yaoundé accueille depuis ce jeudi 5 février une réunion d'experts des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad et du Bénin ainsi que de l'Union africaine (UA). L'objectif est de mettre sur pied une force mixte multinationale de 7 500 hommes pour lutter contre le groupe islamiste Boko Haram, selon une résolution du récent sommet de l'UA tenu à Addis-Abeba. Pendant deux jours, les participants doivent dessiner les contours opérationnels d'une intervention militaire sous l'égide de l'Union africaine.

Les travaux de Yaoundé se sont ouverts dans une atmosphère lourde. La veille encore, Boko Haram a mené une incursion particulièrement meurtrière dans la localité camerounaise de Fotokol, frontalière du Nigeria. Le sujet ainsi que le bilan effroyable de ces attaques a dominé les discussions entre participants.

« Treize militaires tchadiens ont été tués, mercredi, durant la contre-attaque du groupe islamiste », a déclaré ce jeudi à Yaoundé Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre camerounais de la Défense. Pour l’instant, aucun chiffre officiel concernant les victimes civiles n’a été donné. Pllusieurs sources parlent de dizaines voire de centaines de morts.

Face à la nécessité d’agir et vite, le ministre camerounais de la Défense a indiqué que les travaux de Yaoundé vont permettre d’élaborer l’opérationnalisation de la force mixte multinationale de la CBLT, la Commission du Bassin du Lac Tchad, dont les pays qui la constituent sont directement concernés par la menace de la secte islamiste.

La force ainsi en création sera constituée de 7 500 hommes. Les travaux de Yaoundé doivent convenir des modalités de financement de cette force mais régler aussi les mécanismes d’opération et de soutien logistique.

Smaïl Chergui, commissaire de l’Union africaine en charge des questions de paix et sécurité a dit, lui aussi, tout l’optimisme qu’il plaçait en ces travaux qui devraient, à terme, permettre à l’Union africaine de procéder à une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies contre Boko Haram.

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