Grève générale aux Comores contre les délestages

Port de Moroni, Comores.
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Dans l’archipel des Comores, une journée de grève générale baptisée « île morte » a eu lieu, lundi, sur l’île de Grande Comore. Un regroupement d’associations et de syndicats a appelé à la manifestation afin de protester contre les délestages de plus en plus importants en eau et en électricité. Une première journée de ce type avait eu lieu le 30 octobre 2014, mais depuis la situation a empiré.

Le mouvement Mwendje na Madji (eau et électricité), dissout depuis trois mois, s’est reformé, soutenu par la fédération comorienne des consommateurs et encourageant l’idée d’une grève générale. Le syndicat des chauffeurs s’est joint aux mouvements. Les taxis-brousse ont donc participé à la mobilisation, surtout au sud de l’île paralysant ainsi une bonne partie des activités de la capitale. Ni les boutiques de quartiers, ni les supermarchés n’ont ouvert de la matinée en ce lundi de grève annoncé.

Le gouvernement et les forces de l’ordre avaient pourtant assuré de leur soutien les non-grévistes, mais cela n’a pas suffi. Le président de la fédération comorienne des consommateurs et ancien président l’Assemblée nationale, Mohamed Saïd Mchangama, avait même été arrêté dès dimanche soir pour « incitation à la haine ».

La compagnie d’eau et d’électricité de Grande Comore a une dette dont elle ne veut révéler le montant exact qui avoisinerait des centaines de milliers d’euros envers la Société nationale des hydrocarbures. Cette dernière refuse de lui avancer du carburant tant que tout ou partie de cette dette n’aura pas été honorée.