RCA: le Congo veut mettre fin aux pourparlers de Nairobi

Malgré le désaveu de la CEEAC, les pourparles entre ex-Seleka et anti-balaka à Nairobi se poursuivent.
© AFP PHOTO / SIMON MAINA

En Centrafrique, les discussions de Nairobi entre anti-balaka et ex-Seleka se poursuivent, mais les arguments des délégations présentes dans la capitale kényane n'ont pas convaincu. Les diplomates de la région se refusent à considérer les pourparlers en cours comme un complément à l'accord de Brazzaville et continuent à les percevoir comme un danger pour l'ensemble du processus de sortie de crise. Une délégation du Congo s'est donc rendue ce mercredi au Kenya. Son objectif : mettre fin à cette médiation parallèle.

Une délégation congolaise est effectivement, selon nos informations, arrivée à Nairobi. Des sources diplomatiques expliquent qu'il s'agit de mettre un point final, dans les formes, aux discussions menées par les Kényans sur le dossier centrafricain.

« La délégation, explique l'un de nos interlocuteurs, a été chargée de remercier le président Uhuru Kenyatta pour les efforts qu'il a consentis, mais aussi de demander aux belligérants de rentrer dans le processus de Brazzaville et de mettre fin à cette médiation qui apparaît de plus en plus comme une médiation parallèle. »

Le désaveu de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), le 31 janvier dernier, n'avait apparemment pas suffi. En dépit de la déclaration des chefs d'Etat de la sous-région à Addis-Abeba indiquant que tout accord signé en dehors du processus de Brazzaville était « nul et de nul effet », les délégations présentes à Nairobi avaient continué à travailler.

Dans un courrier adressé à Denis Sassou-Nguesso - et dont RFI a pu se procurer une copie - le représentant de Ban Ki-moon pour l'Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, s'est inquiété dimanche dernier de la « continuation de cette initiative ». Il a demandé au président congolais de mettre fin « de manière à la fois formelle et publique aux consultations en cours dans la capitale du Kenya ». Abdoulaye Bathily indiquait que, selon lui, « la crédibilité de la médiation internationale et le déroulement apaisé de la transition en République centrafricaine en dépendent ».

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