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Libye EI

Libye: le groupe EI prend le contrôle d’une radio locale à Syrte

Autre signe de la présence du groupe EI en Libye : l’enlèvement de 27 travailleurs coptes égyptiens à Syrte. Sur la photo, des membres de la famille en sit-in devant la cathédrale orthodoxe de la ville, ce 13 février 2015.
© REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

En Libye, le groupe Etat islamique semble étendre son influence chaque jour un peu plus. Déjà actif à Benghazi, mais aussi dans son fief de Derna dans la province de Cyrénaïque dans l'Est, le groupe montre de plus en plus de signes d'implantation dans la ville de Syrte, la ville natale de colonel Kadhafi. Ce vendredi matin, le groupe jihadiste annonçait la prise de contrôle d'une radio locale lui permettant de diffuser sa propagande dans toute la ville.

Tout un symbole : les discours du calife irakien Abou Bakr al-Baghadi sont maintenant diffusés sur la bande FM dans la ville natale du colonel Kadhafi. Photos et vidéos à l'appui, la branche libyenne du groupe Etat islamique annonce avoir le contrôle d'une radio locale à Syrte, ex-bastion kadhafiste autour duquel ces jihadistes se montrent de plus en plus actifs.

Depuis juillet 2013, la ville vit sous la coupe de la milice Ansar al-Charia, de sa police et de ses tribunaux islamiques. Selon certaines sources jihadistes, des membres de cette milice de Syrte auraient prêté allégeance à l'organisation Etat islamique présent en Libye depuis novembre dans son fief de Derna à l'Est, mais également responsable de nombreux attentats dans tout le pays.

A Syrte, le groupe EI a revendiqué en janvier l'enlèvement de 21 coptes égyptiens et diffusé cette semaine des photos de ces otages en tenue orange menacés par les couteaux de jihadistes cagoulés. Autre signe de la présence de l'EI à Syrte, la vidéo d'une parade militaire, de dizaines de ses pick-up à Nofilia. Dans cette ville à 160 km au sud de Syrte, l'organisation EI annonce avoir affronté les milices islamistes Fajr Libya, maîtres de Tripoli tuant trois de ses miliciens. Un bilan confirmé par Fajr Libya qui préfère parler de groupe de gangsters. Le gouvernement de Tripoli refuse en effet de reconnaitre la présence de l'organisation Etat islamique en Libye.

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