Cameroun: nouvelle réunion pour affiner la stratégie contre Boko Haram

Paul Biya, le président camerounais, hôte du sommet, et ses homologues chefs d'Etat et de gouvernement vont notamment travailler à définir le mandat d'une force régionale chargée de lutter contre Boko Haram.
© AFP PHOTO / REINNIER KAZE

Les pays d'Afrique centrale sont réunis en sommet extraordinaire ce lundi à Yaoundé pour peaufiner une stratégie commune de lutte contre Boko Haram. Au total, les dix pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale veulent afficher leur unité sur ce problème. Parmi les sujets abordés, la mobilisation d'une force militaire régionale.

Cette réunion s'insère dans un long processus qui vise à mobiliser les troupes africaines et surtout à définir clairement le mandat et le rôle de la force régionale en cours d'élaboration. Des experts militaires se sont déjà réunis à Yaoundé pour délimiter les règles d'engagement de cette coopération qui devrait comporter 8 700 soldats (du Tchad, du Cameroun, du Nigeria et du Bénin). Mais cette feuille de route doit encore être soumise au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, puis au Conseil de sécurité des Nations unies.

Au-delà des aspects juridiques, le Cameroun et le Tchad, deux pays qui se trouvent sur la ligne de front du groupe Boko Haram, sont bien déterminés à mettre l'accent sur le nœud du problème : le financement de cette riposte militaire. « Intervenir militairement a un coût », souligne un délégué présent à ce sommet.

Côté camerounais, relève un autre responsable, « ce sont entre 6 000 et 7 000 soldats qu'il faut nourrir, soigner et équiper quotidiennement pour répondre à chaque agression du groupe islamiste ».