Côte d’Ivoire: Affi N’Guessan, en procès, appelle au pardon

Au premier rang, l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo, l'ex-Premier ministre Ake N'Gbo, le président du FPI Pascal Affi N'Guessan et le vice-président du FPI Aboudramane Sangare, à l'ouverture de leur procès à Abidjan, le 26 décembre 2014.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

En Côte d’Ivoire, l'audience de Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a eu lieu, ce mardi 17 février, au palais de justice d'Abidjan, dans le cadre du procès des proches de l’ancien président Laurent Gbagbo. Démarrée fin décembre, la session d'assises continue pour juger 82 personnes proches de l'ancien président ivoirien pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Depuis une dizaine de jours, ce sont les membres du dernier gouvernement Gbagbo et les cadres du régime qui sont entendus.

Pascal Affi N'Guessan paraît très à l'aise face au tribunal. Le président du FPI réfute les accusations d'appel à la violence proférées par un avocat de l'Etat ivoirien qui pose des questions pas toujours comprises par la Cour.

Affi N’Guessan se présente comme celui qui a tenté de trouver une solution à la crise, négociant dans les bureaux entre les différents acteurs politiques ainsi qu'avec les diplomates, loin des violences de la rue commises par les sympathisants de Laurent Gbagbo.

Geneviève Bro Grébé comparaissait elle aussi, ce mardi, pour avoir été à la tête du mouvement des femmes. Cette fervente chrétienne affirme s'être engagée dans la politique suite à la tentative de coup d'Etat de 2002 pour la souveraineté de son pays.

Narcisse Kuyo Tea, l'ancien chef de cabinet de Laurent Gbagbo, met plutôt en avant les blessures subies lors de son arrestation avec son patron ainsi que les mauvaises conditions d'incarcération.

Pascal Affi N'Guessan comme Geneviève Bro Grébé ont tous les deux affirmé ne pas avoir de rancœur et appelé au pardon au nom de la réconciliation.