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Mali Algérie

Négociations de paix pour le Mali: reprise des discussions à Alger

Au premier plan, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, au deuxième plan, l'envoyé spécial du président IBK, et l'ambassadeur du Mali à Alger, lors de la 4ème session de discussions de paix.
© RFI/Leïla Beratto

Après l'échec du quatrième round de discussions fin novembre, les différentes parties se sont remises au travail hier après une cérémonie organisée par la médiation algérienne. L'heure est à la reprise de contact, pas encore aux discussions qui fâchent. Chaque délégation affiche de l'optimisme même si on reconnait qu'obtenir un accord ne sera pas facile.

Une reprise de contact, mais pas encore de réels débats de fond c'est ainsi que peut se résumer la journée d'hier, mardi 17 février, à Alger. Dans le camp gouvernemental comme du côté des délégations du Nord, on se dit d'accord sur une chose : « oui » pour travailler sur le texte issu du quatrième round de pourparlers fin novembre. « Même s’il n’a pas encore atteint la perfection, nous estimons que [ce texte] est une base de travail que laquelle nous pouvons lancer le débat lors de cette 5ème phase » estime Mohamed Ousmane ag Mohamedoun porte-parole de la coordination des mouvements de l'Azawad. Et il ajoute espérer que ce cinquième round de discussions sera le dernier, celui qui permettra « d’apporter une solution aux souffrances des populations de l’Azawad et du Mali en général ».

Abdulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères, espère aussi que ce round sera le dernier. Il appelle toutes les parties au cessez-le feu après les affrontements de ces derniers jours mais considère que ce n'est pas un préalable pour discuter. La priorité c'est d'obtenir un accord explique t-il. Côté gouvernement, « nous sommes déterminés à participer dans un état d’esprit de grande ouverture. Il sera certainement nécessaire de faire des concessions pour avancer mais ce qui est important pour nous, c’est que ces concessions ne soient pas attentatoires à l’unité du pays ».

L'unité du pays dans son organisation, l'intégrité du territoire, à l'intérieur duquel cependant une gouvernance partagée est possible ajoute le ministre. Abdoulaye Diop rappelle qu'il n'y a plus de débat sur la question du fédéralisme, mais qu'il y a certainement d'autres formules de gouvernance partagée à trouver.

Conférence des donateurs à Bamako

Tandis que la capitale algérienne accueille les discussions de paix, à Bamako les discussions portent sur la reconstruction. La capitale malienne a abrité mardi, la réunion internationale de suivi de la conférence des pays donateurs pour le développement du Mali. En 2013, ces pays dont la France, avaient annoncé près de 3,3 milliards d'euros au Mali.

Deux ans après, les pays donateurs ont déboursé 90% de cette somme, notamment consacrée à une aide humanitaire d’urgence à deux millions de Maliens, fournir de l’eau potable aux populations ou encore acheter des manuels scolaires aux élèves.

Parmi ces bailleurs de fonds figure la France. Annick Girardin, secrétaire d’Etat française au développement et à la francophonie, a fait le voyage à Bamako et dresse un « bilan satisfaisant » du processus de reconstruction. « Nous avons même parlé de succès, en matière de première phase de réforme, de première phase d’investissement, de première phase de reconstruction » déclare la ministre au micro de RFI.

Une nouvelle phase de développement sur le terrain va bientôt commencer explique Hamadou Konaté, ministre malien de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la reconstruction du Nord : « Nous allons passer d’un humanitaire dominant à une situation où nous allons rentrer progressivement dans le développement ». La sécurité étant nécessaire pour parler de développement et vice-versa. Les pays donateurs ont encouragé le Mali et les groupes armés à faire la paix des braves.

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