Afrique du Sud: inquiétudes sur la sécurité dans les mines

En Afrique du Sud, 86 mineurs sont décédés en 2014. Ici, la mine de platine de Marikana.
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En Afrique du Sud, l’accident dans une mine d’or ce week-end relance le débat sur la sécurité dans les mines. Dimanche, près de 500 mineurs se sont retrouvés coincés au fond d’une mine du groupe Harmony Gold à environ 70 km de Johannesburg. A l’origine de l’incident, un incendie. Tous les mineurs sont sortis sains et saufs.

Après une opération de sauvetage de plus douze heures, les 486 mineurs sont sortis sains et saufs. Ce lundi matin, le ministre des Mines s’est rendu sur place.

Certes, le nombre d’accidents dans les mines est en baisse chaque année, mais le taux de mortalité reste toutefois élevé, avec 86 mineurs décédés en 2014, auxquels s’ajoutent sept autres mineurs décédés depuis le début de cette année. Les incidents les plus fréquents surviennent dans les mines d’or et de platine en raison de leur profondeur. La mine de Kasasabela où a eu lieu l’accident est précisément la cinquième mine d’or la plus profonde au monde.

L’incendie s’est déclenché à plus de 2 km de profondeur et certains mineurs se trouvaient à près de 3 km de la surface. La mine a été temporairement fermée. « Le travail est à l’arrêt, nous nous concentrons sur l’enquête. Le ministre des Ressources naturelles est ici, il a rencontré la direction et les syndicats ainsi que ceux qui ont participé à l’opération de sauvetage », explique Charmene Russel, porte-parole du groupe Harmony Gold.

Les syndicats ont fait part de leurs inquiétudes au sujet des mesures de sécurité mises en place par Harmony Gold. L’année dernière, huit personnes sont décédées dans des mines appartenant à ce seul groupe.