Togo: l’opposition se divise avant l’échéance présidentielle

L'Assemblée nationale togolaise
© PNUD/DR

Au Togo, une candidature unique pour l’opposition à la présidentielle du mois d’avril 2015 s’éloigne et semble définitivement impossible. Plus les jours passent et plus il y a de candidats déclarés. Désormais, c'est la guerre ouverte entre les anciens partenaires de l'opposition.

Le Comité d'action pour le renouveau (CAR) a dégainé le premier, accusant l'Alliance nationale pour changement (ANC) d'avoir définitivement tourné le dos aux réformes et de ce fait cautionner la mascarade électorale en cours. Pour enfoncer le clou, le CAR invite « la population à choisir entre ceux qui la trompent et ceux qui lui disent la vérité ».

Dans un second communiqué, le CAR s'en prend cette fois à la communauté internationale accusée de fermer les yeux sur la mascarade électorale en cours de préparation avant de tacler de nouveau l'ANC qui, selon le CAR, donnerait un prétexte à la communauté internationale pour soutenir le processus.

Sept candidats

Comme du berger à la bergère, la réponse de l'ANC n'a pas tardé. D'abord, c'est par la voix son secrétaire à la communication, Eric Dupuy, que le parti a répondu avoir été de tous les combats pour les réformes prévues par l'accord politique global. Puis en réunion publique à Sogbossito, dans une banlieue de Lomé, dimanche, Jean-Pierre Fabre s'est demandé : « Où étaient-ils ceux qui vous proposent le boycott des élections ? Avant de conclure, nous, nous voulons l'alternance, tout porte à croire que ceux qui vous conseillent le boycott ne veulent pas l'alternance dans notre pays ».

Faute de s'entendre sur un candidat unique, ils sont environ sept à ce jour de l’opposition à avoir annoncé leur intention de briguer la présidence. Mercredi, l'Union pour la République, le parti au pouvoir, désignera son candidat, celui que tous veulent remplacer.