«Rapt à Bamako», l’espoir du Mali au Fespaco

Cheick Oumar Sissoko présentera « Rapt à Bamako » en compétition au Fespaco.
© David Baché / RFI

Le Fespaco a lieu du 28 février au 7 mars à Ouagadougou, au Burkina Faso. Le Mali présente cinq œuvres au plus grand festival panafricain de cinéma : un documentaire, un court-métrage, une série, un film-école et surtout un long-métrage, Rapt à Bamako, de Cheick Oumar Sissoko. À Bamako, on croit fort dans ses possibilités de victoire.

Rapt à Bamako est adapté du roman éponyme coécrit par le Malien Mandé Alpha Diarra et la Française Marie-Florence Ehret. Une histoire qui mêle politique et fossé générationnel. « Des enfants du Mali, du Sénégal et de la diaspora française se retrouvent avec leurs parents pour soutenir leur patriarche candidat à l’élection présidentielle au Mali », explique le réalisateur Cheick Oumar Sissoko. À quelle époque ? « Cela pourrait même être maintenant. Une observatrice française venue pour les élections disparait. Elle s’est liée d’amitié avec les enfants. Et les enfants vont mener cette enquête pour retrouver cette femme. »

Un film militant

Les hommes politiques sont trop préoccupés par leurs ambitions pour se soucier de l'observatrice disparue. Ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko affirme avoir voulu réaliser un film militant. « Nous en sommes à une situation en Afrique où cette mission s’impose à tous les cinéastes, parler de la situation africaine, pour amener une meilleure compréhension des droits et des devoirs. Tous les cinéastes africains sont comme des gens qui font des films engagés, parce que ce sont des films qui portent sur nos problèmes, même s’ils ne permettent pas de stopper cette situation anachronique de misère, de paupérisation, d’endémies, de maladies, de conflits… »

Le thème porte sur les élections en Afrique

Moussa Ouane est le directeur du Centre national de la cinématographie du Mali. Il est lui-même réalisateur. Sans surprise, mais avec beaucoup d'arguments, il estime que le film du réalisateur malien a de bonnes chances de remporter la compétition à Ouagadougou. « Le scénario est très bien écrit. Et le thème porte sur les élections en Afrique. Le thème est intéressant, le scénario est bien fait. Nous avons eu aussi un équipement dernier cri pour les images. On a des très belles images. Une très belle musique faite par un musicien malien reconnu. Une mise en scène excellente. Nous pensons réellement que le film a toutes ses chances. Ce n’est pas un souhait, ce n’est pas par chauvinisme, mais le film est vraiment très bien. »

Avec Rapt à Bamako, Cheick Oumar Sissoko espère remporter son second Étalon du Yennenga, le grand prix du Fespaco. Ce serait le quatrième dans l'histoire du cinéma malien.

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