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Afrique du Sud

Afrique du Sud: une nouvelle attaque contre un commerçant étranger

Vue aérienne du township de Soweto, Afrique du Sud.
© Getty Images/BFG Images

En Afrique du Sud, de nouvelles violences xénophobes ont été signalées dans le township de Soweto. Un commerçant somalien a été gravement brûlé dans l’attaque de son magasin, jeudi soir. Le mois dernier, la mort d’un jeune garçon, abattu par un commerçant alors qu’il tentait de le dévaliser, avait déclenché une vague de pillage contre les magasins tenus par des étrangers. Ce vendredi matin, la situation est calme, mais tendue.

Selon plusieurs témoins de la communauté somalienne, le commerçant se trouvait dans son magasin à Bramfischerville, un quartier nord de Soweto. Un groupe a attaqué sa boutique et jeté un cocktail Molotov à l’intérieur. La chemise du commerçant a pris feu, et l’homme qui avait fermé les grilles de son magasin s’est retrouvé coincé à l’intérieur. Après plusieurs minutes, la foule a défoncé la grille, le commerçant somalien est sorti titubant, gravement brûlé. Et la foule a pillé sa boutique.

Parmi les assaillants, des membres de la communauté, mais aussi des commerçants locaux en colère qui ne veulent pas de concurrence étrangère. Plusieurs organisations, dont l’Association des commerçants de Soweto, accusent les commerçants étrangers de concurrence illégale ; de travailler sans licences requises ; d’être armés et de pratiquer des prix artificiellement bas.

Quelques heures auparavant, ils s’en étaient déjà pris à plusieurs magasins tenus par des Somaliens et s’étaient même rendus au poste de police pour jeter des pierres sur une vingtaine de commerçants étrangers qui s’y étaient réfugiés.

« Nous avons arrêté neuf personnes dont nous pensons qu'ils font partie d’un groupe qui est allé de magasin en magasin ordonnant aux commerçants étrangers de fermer leur boutique. Et qui ont également lancé des cocktails Molotov dans plusieurs commerces », indique le lieutenant Kay Makhubela.

Ce vendredi matin, la situation était calme, mais ces incidents inquiètent. Le mois dernier, une centaine de Somaliens, d’Ethiopiens et de Pakistanais avaient dû quitter Soweto après le pillage de leur commerce. Certains venaient tout juste de rouvrir leur boutique. La ministre des Petites entreprises a promis une enquête sur ces incidents qui se sont multipliés depuis le mois dernier.

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