Congo: 3 ans après les explosions de Mpila, où en sont les sinistrés?

Photo prise à Brazzaville après les explosions du dépôt de munitions de Mpila le 4 mars 2012.
© AFP/GUY GERVAIS KITINA

Trois années se sont écoulées au Congo depuis que des explosions dans un dépôt de munitions de l'armée ont causé la mort de près de 300 personnes à Brazzaville. Le gouvernement s'évertue à améliorer les conditions de vie des milliers sinistrés. Il a pu reloger 450 familles à Kintélé, banlieue nord de Brazzaville, payer la quasi-totalité des commerçants sinistrés. Mais ceux qui ont refusé de quitter Mpila vivent dans des conditions précaires.

En plein Mpila, la plupart des maisons détruites par les explosions ont été reconstruites essentiellement avec des tôles. Dans le coin, la vie n’est pas facile. « Ca chauffe ! Je ne peux pas rester dans la maison car les tôles chauffent. Mais il y a aussi les moustiques. Et le quartier est tellement sale ! » témoigne un habitant.

Le gouvernement affirme avoir décaissé près de 28 milliards (près de 43 millions d'euros) sur les 42 milliards de francs CFA (60 millions d'euros) prévus pour réhabiliter des maisons endommagées. 450 familles ont été relogées à Kintélé, au nord de la ville.

Après des manifestations, la quasi-totalité des 900 commerçants sinistrés ont perçu leurs indemnités, comme en témoigne Jean Serge Ibara, responsable des commerçants sinistrés de Mpila : « Depuis novembre, on est en train de nous payer et je crois que dans le premier lot de ceux qui ont été recensés, en dehors de quelques cas contentieux concernant ceux qui sont morts ou bien qui ne sont pas présents, tout le monde a été payé. Il ne reste que deux personnes qui ont eu les plus gros montants et auxquels l’Etat a proposé un échéancier de paiement », précise-t-il.

Le premier anniversaire des explosions avait donné lieu, en 2013, à un grand recueillement dans le cimetière de marbre où reposent les victimes.

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