Burundi: le bilan contrasté d’une journée de mobilisation

Rue de Bujumbura, capitale du Burundi.
© Melanie Stetson Freeman/The Christian Science Monitor via Getty

C'est un bras de fer entre la présidence et le Collectif contre la vie chère au Burundi. Depuis des mois, ce collectif demande au président Pierre Nkurunziza de renoncer à une nouvelle taxe sur les appels téléphoniques ainsi que de diminuer le prix de l'essence, mais en vain. Pour cette raison, le collectif avait lancé, pour ce jeudi 5 mars, un appel à la grève générale. Celui-ci a été très suivi dans certains secteurs et beaucoup moins dans d’autres d’où, un bilan contrasté pour cette journée de mobilisation.

C'est tôt ce matin que le mouvement a été le plus largement suivi. Aux premières heures du jour, bus et moto taxi circulaient au compte-goutte dans la capitale. La plupart des magasins sont ensuite restés fermés, tout comme les marchés, les stations-essence et de nombreuses écoles. Ensuite, progressivement, au fil de la journée, Bujumbura est sortie de son demi-sommeil.

Dans les grandes institutions publiques, le mot d'ordre a toutefois été beaucoup moins suivi, par peur, peut-être, des sanctions. C'est en tout cas ce que dénoncent les organisateurs. Selon eux, certains fonctionnaires ont été menacés de renvoi s'ils participaient au mouvement.

Malgré cela, le collectif contre la vie chère se félicite de la mobilisation et promet de mener de nouvelles actions prochainement si leurs revendications ne sont pas écoutées.

Du coté des autorités, et dans un contexte politique déjà tendu, on minimise. « Si certains ne sont pas allés travailler, c’est par culture de la paresse », a estimé le ministre de l’Intérieur. Certains en ont profité, selon lui, de la grève pour rester à la maison.

Le ministre a toutefois reconnu que certaines revendications des grévistes étaient peut-être fondées mais assure que le président Pierre Nkurunziza a désormais le dossier en main.

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