Niger: Areva licencie près de 180 employés du site d'Imouraren

La tour Areva dans le quartier d'affires de La Defense, à Paris.
© Reuters/路透社

Le groupe nucléaire français Areva réalise un plan social d’envergure sur le site d’Imouraren au Niger avec le licenciement sec de la grande majorité des employés du site nigérien d'Imouraren. Le plan était dans les cartons depuis plus de six mois. Les négociations avec les syndicats pour s’entendre sur les mesures d’accompagnement sont au point mort depuis deux semaines.

Areva a pris la décision de suspendre la totalité des travaux du chantier d’Imouraren fin août, avant même que le groupe français, plombé par des résultats catastrophiques - près de cinq milliards d’euros de perte l’année dernière - ne soit amené à réduire la voilure en général.

Plus de 180 salariés d’Imouraren ont été licenciés sur les 225 que comptait le site. Il ne reste qu’une quarantaine d’hommes pour la surveillance et la maintenance du site. Un énorme chantier qui n’avait pas encore commencé à produire la matière première du combustible nucléaire. Raison avancée pour justifier la suspension des travaux : la faiblesse des cours de l’uranium - 40 dollars aujourd’hui au lieu de 135 dollars il y a quelques années.

Les employés contraints au départ ont tenté de négocier des conditions avantageuses. Début janvier, Areva leur a promis deux mois de salaires, puis la proposition est montée il y a deux semaines à cinq mois et un appui à la création d’entreprise. Les syndicats réclament dix mois de salaires. Les négociations sont aujourd’hui au point mort.

Selon Areva et le gouvernement nigérien, le chantier d’Imouraren doit redémarrer d’ici deux ans, pour un début d’exploitation de la mine en 2020.

Mahamadou Oussoumane, en charge des duiscussions pour le Syndicat national de travailleurs des mines du Niger (Syntramine)
07-03-2015 - Par Gaëlle Laleix