Republier
Nigeria

Nigeria: Maiduguri frappée par quatre attentats

Les forces de sécurité recherchent des indices à l'entrée du Monday market à Maiduguri, où s'est produite l'une des trois explosions qui ont frappé la ville, le 7 mars 2015.
© AFP / PTUNJI OMIRIN

La grande ville de Maiduguri, où est né le mouvement Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, a été secouée ce samedi 7 mars par trois explosions attribuées aux islamistes, qui ont fait au moins 55 morts et 139 blessés. Au moins deux enfants ont été utilisés pour commettre ces attentats.

Au moins une des explosions a été provoquée par une kamikaze. De nombreux enfants ont été tués par ces attaques attribuées aux islamistes de Boko Haram, qui ont touché deux marchés très fréquentés et une gare routière bondée.

La première explosion a eu lieu vers 10H20 GMT, lorsqu'une kamikaze a fait exploser sa ceinture d'explosifs sur le marché aux poissons Baga, tuant au moins 18 personnes, selon Abubakar Gamandai, responsable du syndicat des pêcheurs de l'Etat de Borno, dont Maiduguri est la capitale.

Une heure plus tard, une autre explosion a frappé un second marché de Maiduguri, le Monday market, faisant au moins 15 morts et semant le chaos. Enfin, vers 12H00 GMT, une troisième déflagration a touché un parking situé contre une gare routière très fréquentée. Certains témoins des deux dernières explosions ont également évoqué des kamikazes, mais l'information n'a pu être confirmée.

L'armée nigériane très critiquée

Selon des chiffres fournis par le chef de la police de l'Etat de Borno, Clement Adoda, le bilan atteindrait 55 morts et 139 blessés. Les autorités ont ordonné la fermeture de tous les commerces de la ville, à cause de la nature apparemment coordonnée des attaques, qui en fait craindre d'autres.

Le groupe armé Boko Haram a mené de nombreux attentats à Maiduguri depuis le début de son insurrection en 2009, tentant même récemment de prendre la ville par les armes avant d'être refoulé par l'armée.

L'armée nigériane, très critiquée pour n'avoir su juguler l'insurrection islamiste dans le nord-est du Nigeria, a annoncé avoir repris un certain nombre de villes à Boko Haram ces dernières semaines, aidée par l'intervention de soldats des pays voisins (Tchad en particulier, mais aussi Cameroun et Niger) et de quelques militaires occidentaux (France, Canada, Etats-Unis...) positionnés sur la frontière nord du Nigeria.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.