Attentat de Bamako: le président IBK prend la parole

Le président malien IBK (au centre à droite) et le Premier ministre Modibo Keïta (à sa gauche) se sont rendus sur les lieux de l'attentat, samedi 7 mars 2015.
© AFP PHOTO/STRINGER

Pour la première fois depuis les événements survenus dans la nuit de vendredi à samedi à Bamako, le président Ibrahim Boubacar Keïta s'est exprimé ce dimanche 8 mars au soir, devant la presse, à l'occasion de la Journée internationale des femmes. Le chef de l'Etat malien a condamné l'attaque meurtrière qui a frappé les clients de l'établissement La Terrasse, dans le quartier de l'Hippodrome. Trois Maliens, un Français et un Belge ont perdu la vie dans la fusillade.

« Nous sommes debout, nous sommes sereins, nous ne sommes pas dans la peur, il n’y a pas de psychose, ils ont échoué et ils échoueront. Ils ne nous feront pas peur ! Nous disons non, non et non à cette forme qui n’a rien, absolument rien d’islamique. Et ceux qui ont osé le revendiquer, ils le paieront au plus cher », a fait savoir IBK dimanche soir, soit deux jours après les évènements meurtriers du week-end, une première depuis l'opération française Serval.

« C’est l’ensemble international qui a été, ici, agressé, considère le président malien. Le Mali et des jeunes partenaires qui étaient venus dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale, nous aider, ont été fauchés, lâchement, sauvagement, cruellement, injustement, cela révolte toute conscience humaine. Mais les concernant, peut-on parler d’humains ? »

Et Ibrahim Boubacar Keïta de tacler encore plus précisément : « Sont-ils des hommes, ceux-là qui mettent des cagoules pour commettre l’innommable, l’indicible ? Non, ce nom d’homme, je préfère le réserver à ceux qui le méritent. Ces lâches, en rampant comme des reptiles nocturnes, ont été cette fois-ci un peu trop loin. Que personne n’ait peur, c’est cela qu’ils recherchent. Le terrorisme, c’est ça. La terreur ? Non ! »

Le Mali à la Une de la presse africaine et d'une partie de la presse française

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