Enquête sur l’attentat de Bamako: les indices commencent à parler

Des agents de santé devant le restaurant La Terrasse, au lendemain de l'attentat qui a tué 5 personnes, à Bamako, le 7 mars 2015.
© REUTERS/Adama Diarra

L'enquête se poursuit à Bamako. Policiers belges, français et enquêteurs maliens sont à pied d'oeuvre pour recueillir tous les indices qui peuvent encore l'être afin d'identifier et de retrouver les assaillants qui ont attaqué le bar restaurant La Terrasse et qui sont toujours en fuite. Selon les derniers éléments, l'attaque aurait été préparée avec la complicité de plusieurs personnes. Au total une dizaine de suspects sont activement recherchés.

Les enquêteurs ont compris depuis samedi que l'attaque n'avait pas été menée par deux hommes comme on le pensait initialement. Elle a été préparée par au moins 5 hommes, peut-être même une dizaine confie une source sécuritaire malienne. Un chiffre qui comprend l'assaillant principal, un complice à moto qui a lancé la première grenade, un chauffeur au moins, et aussi probablement des guetteurs pour assurer la réussite de l'opération un soir de grande affluence.

Impossible de dire si tous se trouvent encore à Bamako, ou si certains ont déjà fui la capitale. Ils sont en tout cas toujours recherchés. Pour l'heure on ne sait pas grand-chose de leur identité, si ce n'est que l'un d'eux aurait la double nationalité malienne et russe.

Autre information recueillie par les enquêteurs : la présence d'un homme handicapé au volant de la voiture qui a permis aux assaillants de prendre la fuite. Les premiers indices ont donc commencé à parler, mais le travail d'analyse n'est pas terminé. Celui de collecte non plus. Après les policiers maliens et belges, les policiers français arrivés dimanche doivent se rendre aujourd'hui encore au bar-restaurant la Terrasse pour continuer à examiner la scène du drame.


Nouveaux dispositifs de sécurité mis en place par la France à Bamako

À Bamako, la sécurité a été renforcée, notamment autour des lieux fréquentés par les Occidentaux. Comme d'autres pays, la France met ainsi en place de nouveaux systèmes de sécurité

Ainsi, le lycée français de Bamako n'a pas ouvert ses portes ce lundi. L’objectif est de prendre le temps de modifier l'organisation du dispositif de sécurité, et de mettre en place des renforts. En clair : plus de gendarmes, avec une meilleure maîtrise des lieux et de leurs voies d'accès. Le lycée français accueillera à nouveau les élèves à partir de mercredi. À ce jour, l'établissement n'a enregistré aucun retrait.

Les cours de langue et la médiathèque de l'Institut français de Bamako continuent de fonctionner. La programmation des spectacles est quant à elle décalée d'une semaine. « Ce n'est absolument pas la psychose, explique une Française travaillant à l'Institut, et résolue à ne pas se laisser abattre, mais on ne peut pas être imprudent et réunir des centaines de personnes. »

Des mesures dites de sécurité passive ont également été prises afin de renforcer, dans leur structure même, les enceintes du lycée français, de l'Institut français ou encore de l'ambassade de France.

 → À (RE)LIRE : Une revendication pour l'attaque de Bamako: le groupe al-Mourabitoune

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