Un mois après le couvre-feu au Niger, Boko Haram perd Damasak

Des éléments de l'armée tchadienne dans les rues de Gambaru, au Nigeria, le 4 février 2015.
© REUTERS/Stringer

Quatre jours déjà que la coalition, composée des soldats nigériens et tchadiens, est en territoire nigérian où elle a pris la ville de Damasak, contrôlée depuis novembre 2014 par Boko Haram. Une victoire qui intervient un mois après l'état d'urgence décrété dans la région de Diffa, ville nigérienne frontalière avec le Nigeria. Cette mesure fait partie des moyens qui ont permis aux soldats nigériens et tchadiens de mieux préparer l’offensive.

Les mesures restrictives qu’imposent la situation de l’état d’urgence côté nigérien ont permis de mettre la main sur 347 personnes suspectées d'appartenir à la secte Boko Haram, parmi lesquelles 132 ont été identifiées comme tel. Ce qui porte actuellement à 216 le nombre d’éléments de la nébuleuse Boko Haram qui sont en garde à vue à la cellule antiterroriste de Niamey.

Le bilan provisoire fait également état de 24 éléments de sécurité tués et 38 blessés, alors que la secte Boko Haram comptait 513 de ses éléments tués dont 292 sont enterrés dans la ville de Bosso.

Au regard du nombre élevé d'hommes perdus par la secte Boko Haram, plus de 500 lors de l’état d’urgence, les soldats nigériens et tchadiens étaient sûrs de ratisser large en lançant l’offensive terrestre qui a permis de progresser sur cinq kilomètres en territoire nigérian pour prendre la ville de Damasak.