Risque terroriste au Mali: réouverture du lycée français de Bamako

Etablissement La Terrasse, à Bamako, dans la journée du 7 mars 2015, au lendemain de l'attaque qui a fait cinq morts dont un Français.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

L'enquête se poursuit après l'attentat du week-end dernier, qui avait visé le restaurant La Terrasse, dans la capitale du Mali, et avait fait cinq morts dont deux Européens. L'attaque avait été revendiquée par les jihadistes du groupe al-Mourabitoune. En dépit des risques terroristes, le lycée français de Bamako a de nouveau ouvert ses portes ce mercredi 11 mars au matin, avec un renforcement de la sécurité.

Comme cela était annoncé, le lycée a bien rouvert ses portes ce mercredi matin en présence de l’ambassadeur de France au Mali. La fermeture, qui a duré 48 heures, a permis de mieux sécuriser l’établissement, de renforcer les contrôles des voies d’accès et aussi de déployer plus de gendarmes maliens, dont le nombre a été plus que doublé.

Les parents d’élèves étaient tous d’accord pour améliorer le dispositif. La communauté française est inquiète, mais pas pour autant paniquée après ce qui s’est passé, confie une source officielle française. Il n’y a d’ailleurs eu aucun retrait d’enfants du lycée et ce mercredi matin, tous les élèves étaient au rendez-vous.

Malgré tout, les appels à la prudence restent de mise, l’enquête se poursuit, l’heure est toujours à la collecte des indices matériels. Les policiers français sont toujours à pied d’œuvre sur le site de La Terrasse, le bar-restaurant visé vendredi dernier où une reconstitution doit être organisée. On sait aussi que des portraits-robots sont en train d’être réalisés.

D’après les témoignages, on parle toujours de cinq personnes au moins qui auraient préparé et mené l’attaque. Plus le temps passe et plus la probabilité de rattraper les personnes recherchées diminue.

« Ne pas céder à la panique »

Ce mercredi matin, l’ambassadeur de France était présent pour accueillir les élèves au lycée français. RFI a rencontré un papa, venu chercher sa fille et son fils, tous deux au lycée, à l’heure du déjeuner, très satisfait du renforcement de la sécurité aux abords de l’établissement.

« C’est gênant quand on arrive car il y a beaucoup d’encombrements à l’entrée de l’école à cause des contrôles des militaires mais c’est particulièrement apprécié. Ce n’est pas un problème, pour moi, de renvoyer mes enfants au lycée français. Il ne faut pas céder à la panique. La pire des choses que l’on ferait ce serait de réagir comme ces voyous veulent le faire. Si tout le monde est terrorisé et paniqué, ils ont gagné », a-t-il dit.

« En tant que père je suis rassuré. De toute façon, il y a des formes de violence que l’on peut limiter mais pas prévenir. Je n’ai pas du tout songé à enlever mes enfants du lycée français. Ce qu’il faut maintenant, c’est que chacun doit faire son travail, c'est-à-dire que l’on s’attend à ce que les services de sécurité - les services d’Etat - soient à la hauteur », a ajouté ce père de deux élèves au lycée français de Bamako.

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