Nigeria: des mercenaires sud-africains lutteraient contre Boko Haram

Des policiers nigérians, à Maiduguri, dans l'Etat de Borno, au Nigeria, lors d'une opération contre Boko Haram en juin 2013.
© AFP PHOTO / Quentin Leboucher

La présence de mercenaires sud-africains au Nigeria semble se confirmer. La rumeur enfle depuis la publication, sur Twitter, d’une photo montrant un homme blanc en tenue militaire, portant un gilet pare-balles, à bord d’un véhicule blindé et circulant dans les rues de Maiduguri. Par ailleurs, a-t-on appris ce jeudi 12 mars, un Sud-Africain a été tué lundi dans le nord-est du pays. Il était employé par une compagnie de sécurité privée sud-africaine.

C’est la première fois qu’un mercenaire sud-africain impliqué dans la lutte contre Boko Haram est tué au Nigeria. Il s’agit de Leon Lotz, ancien membre d’une unité spéciale sous l’apartheid. Son convoi a été pris pour cible alors qu’il circulait dans l’Etat de Borno, tout près du territoire contrôlé par Boko Haram.

Dans une interview, le président Goodluck Jonathan a bien évoqué la présence de deux sociétés de sécurité privées sur le territoire nigérian qui fournissent, selon lui « des instructeurs et des techniciens » à l’armée. Le président nigérian n’a toutefois pas précisé leurs noms, leurs nationalités ou encore leurs effectifs.

Plusieurs centaines de mercenaires seraient en fait impliqués dans les combats contre Boko Haram. Parmi eux figureraient d’anciens membres de l’armée sud-africaine sous l’apartheid ainsi que des soldats originaires de l’ex-Union soviétique.

Le déploiement de ces mercenaires correspondrait à l’annonce du report de six semaines des élections nigérianes. Certaines sources évoquent même « un stratagème de dernière minute pour obtenir quelques succès sur le terrain […] et un coup de pouce électoral ». Le gouvernement sud-africain a pourtant rappelé que les activités mercenaires sont illégales et que ces hommes s’exposent à des poursuites dans leur pays d'origine.

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