Mali: les discussions continuent dans le Nord autour de l’accord d’Alger

Dans le nord du Mali, un meeting a eu lieu à Kidal pour permettre aux chefs de la Coordination des mouvements de l'Azawad d'expliquer à leur base le contenu de l'accord d'Alger, le 12 mars 2015.
© AFP/KENZO TRIBOUILLARD

Malgré des signaux envoyés de Kidal et allant dans le sens contraire, la communauté internationale espère toujours que les groupes actuellement en réunion dans le nord du Mali accepteront de parapher l'accord du 1er mars. Il n'y a pas vraiment d'alternative aux yeux des partenaires du Mali qui se sont impliqués dans les discussions qui se sont déroulées à Alger.

L'accord n'est qu'un cadre légal, explique Cheaka Aboudou Touré, représentant spécial de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à Bamako, membre de la médiation : « Il faut bien que ces négociations finissent. Il faut bien qu’on en arrive à un accord qui sera l’instrument privilégié qui permettra à la fois au gouvernement malien, aux groupes armés eux-mêmes et à la communauté internationale d’envisager une nouvelle ère de reconstruction de la sécurité au niveau du Mali. »

Un accord qui ne règle pas tous les problèmes, selon Cheaka Aboudou Touré, mais qui est une bonne base de travail : « L’accord est le cadre stratégique qui permet maintenant de dédoubler d’efforts pour inventer des solutions alternatives, développer encore plus d’efforts pour s’engager à faire des choses qu’on n’a même pas imaginé faire aujourd’hui, mais qui deviendront absolument nécessaires si l’on veut recréer une nouvelle forme de gouvernance locale au Mali afin de mieux assurer la gestion de la sécurité. »

Une réponse attendue pour le 14 mars

Dans le nord du Mali, un meeting a eu lieu à Kidal pour permettre aux chefs de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) d'expliquer à leur base le contenu de cet accord d'Alger. La foule n'a pas caché sa frustration par rapport au texte.

Ce vendredi, un travail en commission doit permettre à tous les mouvements armés du Nord de définir leur position, comme l’explique Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, le porte-parole de la Coordination des mouvements de l'Azawad : « Il y a eu une très grande mobilisation des populations de l’Azawad, près de 3 000 participants. Le secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Chérif a manifesté que l’accord était insuffisant par rapport à leurs attentes. Nous voulons mieux, nous entendons mieux pour être sûrs d’être responsables par rapport à la gestion de nos affaires, par rapport aux statuts que nous attendons pour l’Azawad. [...] Ce vendredi, les commissions vont travailler à l’examen de l’accord pour dégager les points faibles et les points forts. Et parallèlement, les secrétaires généraux des mouvements, avec l’état-major militaire, se concertent également pour examiner la question afin de bien éclairer la décision qui va être prise, le 14 mars probablement. »

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