Libye: mort d'un responsable de l’assassinat de 2 militants tunisiens

Chokri Belaïd, fin 2012 à Tunis, quelques mois avant sa mort le 6 février 2013.
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Le Tunisien Ahmed Rouissi, l'un des émirs du groupe Etat islamique, a été tué samedi 14 mars dans des combats violents à Syrte entre l'EI et la brigade 166 de Misrata. Cette dernière a lancé ce week-end une offensive contre le groupe jihadiste qui, depuis un mois, tient des positions dans la ville. Ahmed Roussi était considéré comme l'un des responsables des assassinats des Tunisiens Chokri Belaïd, militants de gauche, et du député Mohamed Brahmi qui avaient secoué la Tunisie en 2013.

Ahmed Rouissi était l'un des terroristes les plus recherchés par les autorités tunisiennes. Elles avaient perdu sa trace après l'assassinat du militant de gauche Chokri Belaïd, en février 2013, et du député Mohamed Brahmi, en juillet de la même année. Les Tunisiens soupçonnaient l’homme de se cacher en Libye. Ce qu’ils ignoraient toutefois, c'est qu'Ahmed Rouissi était devenu l'un des émirs du groupe Etat islamique en Libye, comme l'affirme aujourd'hui les responsables de cette organisation terroriste dans la ville de Syrte.

Ahmed Rouissi a été tué samedi lors de combats aux environs de Syrte entre la brigade 166 de Misrata et les hommes de l'EI qui tiennent la ville depuis environ un mois. En 2013, l'assassinat de Chokri Belaïd avait provoqué une crise politique de grande envergure qui a débouché sur la démission du gouvernement. Le cerveau de cet attentat et de celui de Mohamed Brahmi, Kamel Gadhghadi, a été tué en 2014 par les forces de sécurité tunisiennes lors d'une opération antiterroriste dans la ville de Raoued dans la banlieue de Tunis.