Tunis: fin de la prise d’otages après l’assaut des forces de l’ordre

En Tunisie, l'attaque du musée du Bardo, à Tunis, s'est achevée après un assaut des forces de l'ordre, le 18 mars 2015.
© REUTERS/Zoubeir Souissi

L'attaque du musée du Bardo, à Tunis, s'est achevée après un assaut des forces de l'ordre. Le dernier bilan est de 19 morts, dont 17 touristes. Deux assaillants ont aussi été tués. De nombreux blessés ont été hospitalisés.

En fin d’après-midi, selon les autorités, la totalité des otages retenus a été libérée. L’évacuation du musée du Bardo est désormais terminée et deux assaillants ont été abattus lors de l’assaut des forces de l’ordre. Selon notre correspondante en Tunisie, Camille Lafrance, il y a devant le musée un va-et-vient continu de bus remplis de touristes.

L'attaque avait débuté en fin de matinée. Selon le Premier ministre Habib Essib, les assaillants, vêtus d'uniformes militaires, ont d’abord ouvert le feu sur les touristes alors que ces derniers descendaient de leurs bus avant de les pourchasser à l’intérieur du musée Bardo. Près d’une centaine de visiteurs se trouvaient alors sur place.

Parmi les victimes confirmées, il y a des Polonais, des Italiens, des Allemands et des Espagnols. Il y a également côté tunisien, un policier et un civil. On compte aussi beaucoup de blessés, 38 selon le ministre de la Santé, notamment des ressortissants de France, d'Afrique du Sud, de Pologne, d'Italie et du Japon.

Le Parlement évacué rapidement

C'est un peu le coeur de la capitale tunisienne qui a été frappé. Le musée du Bardo est, en effet, un haut lieu du tourisme. Il est aussi mitoyen de l'Assemblée nationale où tous les députés ont été évacués dans les premiers temps de l’attaque. Beaucoup d’élus ont entendu des tirs, mais les assaillants n'ont pas pénétré dans le Parlement.

L’attentat n’a pas encore été revendiqué. Au cours de son allocution télévisée, le Premier ministre a dénoncé une opération « lâche » qui vise « un secteur sensible ». Il a appelé le peuple tunisien à se rassembler, à être uni dans ce qu’il qualifie de « guerre contre le terrorisme ». Un fléau qui « menace la stabilité et la sécurité » de la Tunisie.

De son côté, le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a déclaré à l’AFP que son pays ferait tout pour « empêcher de nouvelles attaques », ajoutant que « les autorités ont pris toutes les mesures pour que de telles choses n'arrivent plus ». Il a rendu cet après-midi visite aux blessés à l'hôpital Charles-Nicolle de Tunis.

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