Tunisie, la terreur en direct

Lors de l'attaque du musée Bardo à Tunis.
© ©Reuters

L’attaque du musée Bardo en Tunisie par un commando, mercredi 18 mars, s’est soldée par la mort de 21 personnes dont les deux terroristes abattus par les forces de l'ordre. C’est en direct que les événements ont été relatés par téléphone ou sur les réseaux sociaux, avec les dangers que cela peut représenter.

« La panique est énorme. En pleine audition des forces armées sur la loi anti terroriste. J'ai été évacuée avec Ameur Laraied » peut-on lire sur le compte Twitter de la députée Sayida Ounissi. Le Parlement est un bâtiment mitoyen du musée. Puis sur ce même compte : « Le quartier est en train d'être bloqué. Un homme armé, peut-être plusieurs, du côté musée, des tirs échangés, des otages "probablement". »

« Les ingrédients réunis d’une attaque 2.0 »

Lors d'attaques commes celle d'hier en Tunisie, les réseaux sociaux, et surtout Twitter, se retrouvent bien souvent aux premières loges. Mais certains utilisateurs de ses réseaux sociaux sont parfois mêmes des victimes embarquées, avec les risques que cela peut poser. Des photographies de visiteurs retranchés dans des salles du musée ont ainsi été rapidement disponibles sur Twitter. Une jeune Française, Géraldine, a même été jointe sur son téléphone alors qu’elle s’était retranchée dans une salle. Le journal Libération parle des « ingrédients réunis d’une attaque 2.0 » en mentionnant l’emballement, parfois maladroit des réseaux sociaux. Le quotidien raconte comment la jeune Géraldine, « terrorisée » s'est adressée « d'une voix blanche aux journalistes français qui sont parvenus à la contacter sur son portable. »

Puis viendra l’assaut des forces armées, et le macabre bilan : dix-neuf personnes ont péri dans l'attaque du musée du Bardo, à Tunis - dont 17 touristes étrangers - dans le pays symbole du « printemps arabe ». Le Premier ministre Manuel Valls a réagi sur Twitter pour déplorer la mort des deux Français: « Peine immense. La barbarie ne l'emportera pas. Avec les Tunisiens, le monde doit dire non à l'horreur du terrorisme islamiste. »

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