Attentat de Tunis: des chefs de la police limogés

L'attaque du musée du Bardo, à Tunis, le 18 mars 2015, a révélé des failles sécuritaires.
© REUTERS/Zoubeir Souissi

En Tunisie, l'attentat du Bardo lors duquel 21 personnes ont été tuées a exposé les failles du dispositif de sécurité déployé autour du musée et de l'Assemblée nationale, située juste à côté. Cinq jours après l’attaque, plusieurs chefs de la police ont été sanctionnés.

Du côté du Premier ministre, on évoque des lacunes dans la protection du musée,
constatées après la visite sur place hier soir d'Habib Essid. Le chef du gouvernement tunisien a immédiatement limogé le chef de la police de Tunis et celui du Bardo. D'autres commandants auraient également été démis de leurs fonctions, selon l'agence Reuters. Un mandat de dépôt « a par ailleurs été émis contre un policier chargé de la sécurité du musée », précise de son côté le parquet.

Le président Béji Caïd Essebsi avait promis une enquête approfondie sur les dysfonctionnements après avoir reconnu des failles sécuritaires : manque d'agents à l'entrée du Bardo, qui abrite pourtant l'Assemblée, découverte d'un couple d'Espagnols à l'intérieur, 24 heures après le drame…

Le chef du gouvernement promet des mesures au ministère de l'Intérieur. Il reconnait enfin que les autorités ont « négligé » la menace que représentent les Tunisiens de retour du jihad en Libye, Syrie ou Irak. Ils seraient plusieurs centaines. C'était justement le cas des deux jeunes qui ont mené l'attaque du Bardo.

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