RDC: autour de Kabila, la majorité «s'est expliquée»

Jospeh Kabila, président de RDC (ici en décembre 2011).
© AFP PHOTO / GWENN DUBOURTHOUMIEU

En République démocratique du Congo, le bureau politique de la majorité s'est réuni dimanche 22 mars dans la ferme du président Joseph Kabila, une réunion très attendue deux semaines après l'envoi d'une lettre par sept partis. Ce document montrait de réelles dissensions au sein de la coalition autour du chef de l'Etat. Mais ce dimanche, l'heure était à l'apaisement.

C'est le président Joseph Kabila qui a ouvert la séance de travail, mais c'est Aubin Minaku, secrétaire général de la majorité et président de l'Assemblée qui a joué les modérateurs. Le chef de l'Etat, lui, s'est éclipsé. « C'est une plateforme et c'est une famille », a expliqué à l'issue de la rencontre Aubin Minaku, ajoutant que chacun avait pu exprimer ces « nuances ».

« C'était tendu au début, mais on s'est expliqué », confirme un participant. Parmi les sujets de crispation, figurait le peu de concertation au sein de la majorité. Et une conclusion s'est imposée pour améliorer le fonctionnement interne : il faut plus de réunions et de prises en compte aussi des frustrations des uns ou des autres, que ca soit en terme de postes ou de stratégie .

Le bureau politique s'est également mis d'accord pour soutenir unanimement le découpage en 26 provinces qui était, souligne-t-on, dans tous les cas, prévu par la Constitution. Du côté des membres katangais de la majorité qui avaient tant décrié cette mesure, on se contente de dire qu'on est toujours favorable à une réunification du Katanga, aujourd'hui découpé en quatre, mais qu'au cours de cette réunion, on aurait laissé entendre qu'un regroupement serait possible plus tard.

Remise à plus tard également, toujours pour éviter de créer des dissensions, l'épineuse question du candidat de la majorité à la prochaine présidentielle. La majorité dit aujourd'hui soutenir le calendrier global sans ignorer les contraintes techniques et financières. « Nous resterons en éveil et agirons sur le gouvernement pour qu'il soit respecté », a assuré Aubin Minaku.

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