Togo: le Ghana et la Cédéao au chevet du processus électoral

Dans les bars togolais, les gens lisent la presse consacree aux élections.
© RFI/ Olivier Rogez

Le président ghanéen et président en exercice de la Cédéao, John Dramani Mahama, ainsi que le vice-président de la commission de l’institution sous-régionale sont arrivés ce mardi 24 mars à Lomé pour évaluer le processus électorale en cours.

Si l’on s’en tient aux dernières déclarations du ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara, devant les populations de Sanguéra, une banlieue de Lomé, lundi soir, l’élection présidentielle aura bel et bien lieu le 15 avril.

Mais aux yeux de l'opposition, à quelques jours de l’ouverture officielle des campagnes, beaucoup de problèmes restent encore à régler, comme le problème du fichier électoral et la disposition des candidats sur le bulletin.

Depuis une semaine, l’organisation de la Francophonie a dépêché à Lomé deux experts pour consolider le fichier électoral. Selon la Commission électorale nationale indépendante, un peu plus de 3 millions d’électeurs sont recensés pour voter le 15 avril. Pour le Combat pour l’alternance politique en 2015, qui soutient Jean-Pierre Fabre, ce fichier comporte près de 30 % de doublons, ce que Yaya Sangaré, de l’OIF, et son compagnon devront éplucher dans les meilleurs délais.

C’est dans ce contexte que le président ghanéen est arrivé dans la capitale togolaise, ce mardi matin. Il a rencontré, tour à tour, Faure Gnassingbé, candidat à sa propre succession pour l’Union pour la république, Jean-Pierre Fabre, soutenu par le CAP 2015, les trois candidats de ADDI, MCD et NET, puis la Commission électorale nationale indépendante.

John Dramani Mahama pourra-t-il répondre aux préoccupations des candidats ? Pour le moment, le candidat Gerry Komandega Taama estime que le président ghanéen est un grand homme d’Etat. Il faut lui faire confiance.