Boko Haram: offensive de l'armée nigériane pour la reconquête de Gwoza

Familles de Gwoza, dans l'Etat de Brono, déplacées par la guerre contre Boko Haram, en février 2014.
© REUTERS/stringer

L’armée nigériane met les bouchées doubles pour reconquérir Gwoza, cette ville désignée en août par l’émir de Boko Haram pour établir son califat. Elle mène une contre-offensive aux alentours de cette ville proche de la frontière avec le Cameroun.

L’armée nigériane a entamé il y a deux jours la phase terrestre de cette contre-offensive sur Gwoza. L’armée camerounaise avait été prévenue de façon informelle de cette intervention, qui est donc beaucoup plus intense ces dernières heures, tant au niveau du nombre d'hommes mobilisés, que de l’intensité des frappes et des intentions qui sont plus clairement affichées selon des officiers militaires camerounais.

Ces derniers nous indiquent aussi que l’avion nigériane mène, depuis une semaine déjà, des frappes sur la ville de Gwoza et ses environs. Les contingents camerounais sont concernés au premier chef et affichent une vigilance accrue car leur base de Kolofata sur les monts Mandara à la frontière n’est qu’à quelques kilomètres, et des habitants de la zone de Gwoza, parmi lesquels se mêlent sans doute des combattants Boko Haram, sont de plus en plus nombreux à se présenter à la frontière.

Selon une source originaire de la région de Gwoza, l’armée nigériane a déjà repris il y a deux jours les localités de Limankara et de Pulka dans la périphérie de Gwoza : une localité qui est aux mains de Boko Haram depuis neuf mois, et qui abrite en temps normal deux cent mille habitants. Gwoza c’est précisément là où Aboubakar Shekau, leader de Boko Haram, souhaite établir un califat.

C’est aussi une localité symbolique car les villes de Gwoza et de Chibok font partie de la même circonscription électorale. Chibok étant situé à moins de cent kilomètres à l'est de Gwoza dans le Sud de l'Etat de Borno. Sur les 22 districts administratifs que compte l'Etat de Borno, Gwoza et Chibok font partie des trois districts où les électeurs ne pourront pas voter samedi en raison de l'insécurité liée à la présence de jihadistes de Boko Haram.

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