Boko Haram: au Nigeria, pendant la campagne, les combats continuent

Des troupes tchadiennes au Nigeria, le 27 février 2015.
© REUTERS/Emmanuel Braun

Boko Haram est de plus en plus sous pression dans l’Etat de Borno, au Nigeria. Selon des sources militaires camerounaises, l’armée nigériane a intensifié son offensive terrestre pour tenter de reprendre la ville de Gwoza dans le sud de l’Etat et Boko Haram a été chassé de la ville de Gashagar par les efforts conjoints des armées nigérienne et tchadienne.

Gwoza, avec la ville de Chibok, est situé dans l’un des trois districts de l’Etat de Borno, où les électeurs nigérians ne pourront pas prendre au vote lors du scrutin de demain. Plus au Nord, les forces tchadiennes et nigériennes ont chassé Boko Haram de la ville de Gashagar, au sud de la rivière Komadougou Yobé, sous la frontière avec le Niger. La prise de la ville a eu lieu à la mi-journée, au terme de trois heures de combats et de ratissages. Le ministre de la Défense du Niger a confirmé l'issue de la bataille. « Nous avons pris Gashagar », a assuré Mahamadou Karidjo.

« Boko Haram organisait son ravitaillement pour partir de Gashagar. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons visé cette position », a confié à RFI une source militaire nigérienne. Selon cette source, les rares habitants restés sur place ont signalé que Boko Haram avait brûlé des habitations du village et chassé la plupart des habitants il y a dix jours.

Des combattants de Boko Haram « neutralisés » au Niger

Trois véhicules avec du ravitaillement et des vivres avaient été interceptés en début de semaine de l’autre côté de la frontière sur la route qui mène à Bosso, avec à bord une quinzaine de combattants jihadistes présumés, les insurgés partaient de Gashagar pour se rendre au Niger et y mener des incursions a affirmé une autre source officielle au sud du Niger.

Des combattants de Boko Haram, fuyant l’attaque d’hier, ont trouvé refuge à Guesseri, de l’autre côté de la frontière, au Niger. « Nous les avons pourchassés et neutralisés » assure un gradé nigérien qui refuse de livrer un bilan. Les forces nigérianes ont été averties de l’offensive d’hier. Elles avaient reçu le plan d’opération et les militaires du Niger et du Tchad auraient aimé que les soldats nigérians les aident pour mener les opérations de ratissage. « Mais ils ne se présentent pas, c’est dommage c’est tout de même leur pays » se plaint un officier nigérien.

Dans une interview publiée au Point, le président tchadien Idriss Déby critique également l'inertie des forces nigérianes.

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