François Hollande à Tunis pour un hommage aux victimes du Bardo

François Hollande avait accueilli les dirigeants de la planète le 11 janvier dernier, à Paris, et sa présence à Tunis était naturelle.
© REUTERS/Valentyn Ogirenko

François Hollande a répondu favorablement à l’invitation de son homologue tunisien pour participer ce dimanche à la grande marche républicaine organisée dans les rues de Tunis après l’attentat contre le musée du Bardo. La présidence tunisenne attend quelques dizaines de milliers de personnes à cette marche qui a démarré à la mi-journée.

Il ira voter, puis il ira marcher. Un détour par son ancien fief de Tulle, en Corrèze, tôt le matin, pour accomplir son devoir électoral, avant de s’envoler vers la Tunisie, c’est son devoir présidentiel : deux heures sur place, quelques centaines de mètres dans les rues de Tunis, recueillement au musée du Bardo, et entretien avec son homologue tunisien.

François Hollande avait accueilli les dirigeants de la planète le 11 janvier dernier, à Paris, et sa présence à Tunis était naturelle, pour marquer la solidarité de la France avec un pays ami, et pour rendre hommage aux victimes, 22 morts, dont quatre Français. La dernière est décédée ce samedi des suites de ses blessures, et c’est l’Elysée qui l’a annoncé. « La mort habite la fonction présidentielle », disait François Hollande y a quelques jours dans une interview au magazine Society. « Le président, ajoutait-il, est le chef de la famille française. » Chef de famille et chef de guerre. Le Mali, l’Irak, Boko Haram, Charlie Hebdo et l’Hyper Casher... la lutte contre le terrorisme risque bien d’être l’un des principaux marqueurs du quinquennat Hollande.

Les attentes des Tunisiens

La présidence tunisienne attend la participation de dizaines de milliers de personnes à cette marche et appelle à l'Union sacrée face au terrorisme. Les rassemblements qui ont suivi l'attaque du Bardo étaient restés timides rapporte notre correspondante à Tunis, Camille Lafrance. Les Tunisiens, craignant de nouveaux attentats, n'étaient que quelques centaines à y participer comme Asma qui, interrogée par RFI, assure qu'elle sera présente ce dimanche parce qu' « on sera plus nombreux alors il y aura plus de sécurité ».

D'autres Tunisiens, comme Moez, ne participeront pas à cette marche dont le mot d'ordre ne les convainc pas. « La question du terrorisme ne peut pas être traitée en dehors de toute réponse sérieuse à l’injustice sociale. Pour moi c’est une manifestation qui va profiter peut-être à certaines figures politiques mais pas aux Tunisiens, explique t-il. Les Tunisiens attendent des réponses concrètes ! C’est ça qui est important, des réformes institutionnelles et de la justice sociale ! »

Revendiqué par le groupe Etat islamique, l'attentat du Bardo, le 18 mars, a fait au total 22 morts : 21 touristes étrangers et un policier tunisien. Il est le premier à toucher des étrangers en Tunisie depuis 2002.

Lors de l'attaque du musée Bardo à Tunis. © ©Reuters

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