Israël: 2000 migrants africains en passe d'être expulsés

Un soldat israélien posté devant la clôture grillagée qui délimite l’entrée vers Israël, et où se trouvent des migrants africains, le 6 septembre 2012.
© REUTERS/ Nir Elias

Israël prévoit d’expulser, dans les jours qui viennent, des migrants africains clandestins vers des pays tiers, en Afrique. S’ils refusent, ils seront emprisonnés. Le ministère de l’Intérieur israélien confirme ainsi des informations données par la presse, ce mercredi 1er avril.

Près de 2000 migrants africains en situation irrégulière sont actuellement détenus dans un centre de rétention, en plein désert, dans le sud d’Israël.

Les autorités israéliennes qui les ont baptisés « les infiltrés » leur offrent peu de choix. Soit ils retournent dans leur pays d’origine, le Soudan ou l’Erythrée mais ils risquent d’y être persécutés, soit ils vont dans un autre pays, en Afrique. S’ils refusent, c’est la prison.
On ne sait pas vers quel pays africain ces migrants pourraient être expulsés mais les associations de défense des droits de l’homme craignent qu’il s’agisse d’endroits peu sûrs. L’an dernier, des migrants envoyés en Ouganda et au Rwanda y auraient été mal traités.

Israël a durci sa législation contre l’immigration illégale qui concernerait plus de 50 000 personnes. Il y a plus d’un an, les migrants africains avaient manifesté pour demander leur régularisation mais une poignée seulement a obtenu l’asile politique.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait déclaré, à l’époque, que ces migrants illégaux venus d’Afrique mettaient « en danger le caractère juif et démocratique de l’Etat d’Israël ».