Séisme en Afrique du Sud avec l’éviction du patron de la Cosatu

Zwelinzima Vavi, le secrétaire général du puissant syndicat Cosatu, lors d'une conférence de presse, à Pretoria, en 2012.
© AFP PHOTO / STRINGER

Chamboulement dans le paysage politique sud-africain. Zwelinzima Vavi, le patron de la puissante centrale syndicale Cosatu, a été démis de ses fonctions ce mardi, après 16 ans passés à sa tête. La Cosatu est l'allié principal de l'ANC, le parti au pouvoir, et le revoi de Vavi fait trembler le monde politique.

Cela faisait des mois que le divorce entre Zwelinzima Vavi et la Cosatu était entamé. Vavi représente l'aile gauche du syndicat et ces dernières années, il n'a cessé de prendre ses distances avec le parti au pouvoir, qu'il juge trop libéral. L'année dernière, il a même refusé d'appeler à voter pour l'ANC à l’élection présidentielle. Du jamais vu. Et ce alors que la Cosatu est historiquement le principal allié du parti au pouvoir.

Indiscipline

Officiellement, Vavi a été renvoyé pour indiscipline et faute grave. Mais son expulsion va provoquer un petit séisme politique. Tout d'abord, 7 syndicats sur les 21 que compte la Cosatu pourraient quitter la confédération en signe de protestation.

Confédération rivale

Ensuite Vavi pourrait créer sa propre confédération, rivale de la Cosatu. Et surtout, à un an des élections locales, lui et ses supporters pourraient apporter leur soutien un nouveau petit parti politique : le Front uni, créé par des syndicalistes déçus de l'ANC.

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