Afrique du Sud: après le roi zoulou, les propos racistes du fils Zuma

Il y a un mois un Congolais avait été brûlé vif après une altercation raciste à Durban.
© REUTERS/Rogan Ward

De nouvelles attaques xénophobes en Afrique du Sud, près de Durban cette fois, dans l'est du pays. Des boutiques de commerçants étrangers ont été attaquées et pillées en début de semaine. Ces incidents dans la province du Kwazulu-Natal surviennent après des propos xénophobes tenus par plusieurs personnalités de la région, dont le fils du président Jacob Zuma.

Les propos d'Edward Zuma, le fils aîné du président de la République, font scandale. En début de semaine il affirmait qu'il fallait déporter les étrangers vivant en Afrique du Sud car ils sont dangereux. « Certains viennent dans ce pays armés, affirmait-il, et contribuent aux problèmes de drogue. »

Edward Zuma se faisait l'écho du roi Zulu Goodwill Zwelithini, la plus haute autorité traditionnelle de la province, qui la semaine dernière appelait les étrangers à faire leurs bagages et à quitter le pays. Le roi a depuis indiqué que ses propos avaient été mal interprétés.

Mais les organisations des droits de l'homme s'inquiètent. Les incidents envers les étrangers se multiplient depuis le début de l'année. Il y a un mois, un Congolais était mis à feu après une altercation raciste à Durban. Et depuis le début de la semaine, près de 120 personnes ont dû trouver refuge auprès de la police dans la banlieue sud de Durban.

Pour les associations, les incidents de ces derniers jours sont clairement liés aux propos du roi zoulou. En 2009, l'Afrique du Sud a connu une vague de violences xénophobes qui avait fait plus d'une soixantaine de morts.