Congo: l’opposition rejette l’idée du référendum constitutionnel

Vue extérieure du Palais du parlement du Congo-Brazzaville
© assemblee-nationale.cg

Dans un mémorandum adressé mi-mars au chef de l'Etat congolais, l'opposition a proposé un chronogramme comprenant notamment la convocation d'un dialogue au plus tard le 31 mars. Jeudi, au cours d'une conférence presse, des membres de l’opposition ont expliqué que rien n'a été fait de la part du pouvoir en place et qu’ils rejetaient l'idée d'un référendum évoquée par le président Denis Sassou-Nguesso.

Tous les responsables de l’opposition, qualifiés de radicaux par le pouvoir, sont venus expliquer à la presse et à leurs militants que leurs propositions, faites au président de la République d’organiser le dialogue au plus tard le 31 mars, n’ont pas eu de suite favorable.

Ils tenaient à cette date pour des raisons évoquées par Guy Romain Kinfoussia de l’UDR-Mwinda : « En faisant un compte à rebours, nous avions déterminé que le mois de mars était le dernier mois libre au cours duquel nous pouvions faire cette exigence pour que, à partir du mois d’avril, nous nous mettions en œuvre pour faire toutes les opérations destinées à assurer la gouvernance électorale conformément au délai constitutionnel. Mais si l’on continue comme ça à faire écouler jour par jour, il arrivera un moment où ça ne pourra pas être possible c’est-à-dire qu’on rentrera dans une période anticonstitutionnelle pour réaliser ces élections ».

Le dialogue, le président de la République, artisan de la paix, le veut bien. Mais jeudi sur la BBC, il a souhaité qu’à terme, le peuple se prononce sur la réforme des institutions au travers d’un référendum, ce qui n’est pas du goût de l’opposition qui estime que c’est une fuite en avant. La date, les termes du dialogue et la date du référendum restent à déterminer.