De 1998 à 2015, des attentats de plus en plus fréquents au Kenya

Ambassade des Etats-Unis à Nairobi, au Kenya, après l'attentat perpetré par al-Qaïda le 7 août 1998. C'est l'attentat le plus meurtrier mené par des extrémistes liés aux shebabs somaliens au Kenya.
© AFP

Depuis 1998, le Kenya est frappé par de multiples attentats, perpétrés par des extrémistes liés aux shebabs somaliens. A la suite de l’entrée de ses soldats en Somalie en 2011, le pays essuie des attaques de plus en plus fréquentes. Retour en cinq dates sur les principales agressions subies par les Kényans.

7 août 1998 : Attentat à Nairobi contre l'ambassade des Etats-Unis, revendiqué par « l'Armée islamique pour la libération des lieux saints musulmans », proche d’al-Qaïda. Trois ans avant les attentats du 11 septembre 2001, Nairobi (Kenya) et Dar es Salaam (Tanzanie) sont frappées par deux attentats-suicides à 10 minutes d’intervalle. Les explosions de voitures piégées, quasi-simultanées, visent les intérêts américains, à chaque fois, alors même que les deux capitales africaines sont loin d’être des vitrines de la toute puissance américaine. A Nairobi, on dénombre 224 morts et des milliers de blessés. Moins d’une vingtaine de victimes sont américaines.

Du 21 au 24 septembre 2013 : 72 personnes trouvent la mort dans l'attaque par un commando islamiste de shebabs somaliens du centre commercial Westgate à Nairobi. Le 21 septembre, des hommes en armes ont pris d'assaut le centre commercial, où ils se sont ensuite retranchés avec des otages. Plus de 200 personnes ont été blessées.

Des policiers kényans dans le centre commercial Westgate, à Nairobi, le samedi 21 septembre 2013.

31 mars 2014 : triple attentat dans le quartier somalien d’Eastleigh à Nairobi. Les explosions visent un restaurant. Six personnes sont tuées et on compte plusieurs dizaines de blessés. De début 2013 à mai 2014, une trentaine d’actes terroristes est dénombrée au Kenya, la plupart perpétrés à l’aide fusils et de grenades. La fréquence des actes terroristes a des répercussions catastrophiques sur le tourisme.

Nuit du 1er au 2 décembre 2014 : dans la zone de Mandera, au nord du pays, à la frontière avec la Somalie, dix jours après l’attaque d’un bus (28 tués), une nouvelle attaque fait 36 morts. Les ouvriers chrétiens d’une carrière sont exécutés d’une balle dans la tête quand leurs collègues musulmans sont épargnés. A Nairobi, où le gouvernement est critiqué pour son incapacité à faire face à la menace terroriste, le ministre de l'Intérieur est limogé et le chef de la police démissionne.

2 avril 2015 : au moins 147 personnes, essentiellement des étudiants, sont tuées à l'université de Garissa dans l’Est du pays, prise d'assaut durant 16 heures par des islamistes somaliens shebabs. Il y a un peu moins de 100 blessés. Ce bilan fait de cette prise d'otage le pire attentat commis sur le sol kényan depuis l'attaque contre l'ambassade américaine de Nairobi en 1998. Les quatre assaillants, qui avaient pris 400 étudiants en otage, ont été tués par les forces de l’ordre.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.