Burkina Faso: grève générale contre la vie chère

Une femme poussant son comptoir ambulant sur l'avenue Kwame NKrumah de Ouagadougou au Burkina-Faso.
© RFI/Guillaume Thibaut

Au Burkina Faso, ce mercredi 8 avril a été marqué par un appel à la grève générale. Il s’agit de protester contre la vie chère. Une journée de protestation qui vise à pousser le gouvernement « à un examen sérieux » de la plateforme d’action de la Coalition contre la vie chère (CCVC), selon le Premier vice-président de cette coalition.

A Ouagadougou, la journée de protestation a été moyennement suivie. La circulation était normale dans les rues de la capitale ; les banques et les services administratifs ouverts.

Certaines écoles sont restées fermées et au centre hospitalier universitaire national Yalgado Ouédraogo, seuls quelques services ont été touchés. Selon le directeur général de cet hôpital, c’est à la maternité que la grève est ressentie avec l’absence de certains agents. Cependant, l’hôpital avait déjà pris des dispositions en faisant appel au personnel des services de santé de l’armée. Le meeting, place de la Nation, n’a pas connu l’affluence des grands jours.

Cette journée de protestation vise à pousser le gouvernement « à un examen sérieux de la plateforme d’action de la CCVC », selon le Premier vice-président de cette coalition.
Dans cette plateforme, la coalition exige un traitement diligent des dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo et celui des martyrs « qui n’a jusqu’à présent pas connu d’instruction », déplore Chrysogone Zougmoré.

Les responsables de la Coalition contre la vie chère (CCVC) exigent par ailleurs des actes concrets quant à la saisie des biens mal acquis des dignitaires de l‘ancien régime. Ils disent attendre avec impatience la suite de la procédure judiciaire au sujet des ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré qui ont été interpellés.

Sur la question de la vie chère, elle estime que « la timide diminution » des prix des hydrocarbures n’a eu aucun impact sur la vie des populations.