Republier
Burundi

Burundi: les élections de juin ne suscitent pas l'engouement

Vue de Bujumbura, capitale du Burundi.
© Wikimedia

Au Burundi, les élections communales et législatives regroupées auront lieu vers la fin juin. La Commission électorale nationale indépendante, la Céni, avait ouvert la période d’inscription à ces deux scrutins depuis le 30 mars. Les partis politiques et autres indépendants avaient jusqu’à mercredi au plus tard pour déposer les listes pour les communales, mais surprise lorsque la Céni a fait le bilan de cette opération : très peu de partis sur la quarantaine agréés ont répondu présents.

Au dernier pointage, 9h30 lundi, jour butoir pour le dépôt des listes des candidats aux communales, le constat de la Céni est très amer : aucune liste déposée pour plus de la moitié des 129 communes du Burundi, et pour le reste uniquement quatre partis ont rempli plus ou moins leur devoir. Quant aux listes des candidats aux législatives dont le dépôt doit aller jusqu’à lundi, c’est simple : zéro liste présentée jusqu’ici.

Qu’est-ce qui peut expliquer un tel phénomène dans ce pays où l’on pensait que les élections suscitaient un grand engouement ? L’opposition pointe du doigt un papier, l’attestation de résidence délivrée par l’administration et que leurs candidats ne parviennent pas à décrocher.

Jean Minani, président du parti Frodebu Nyakuri : « C’est que les administrateurs communaux qui sont sur des listes aussi des candidats conseillers communaux et des candidats députés, et qui appartiennent tous au parti Cndd-FDD (au pouvoir) n’ont pas délivré ces papiers. Même jusqu’à maintenant, c’est le problème ».

Fidèle à sa tradition, la Céni burundaise se montre encore une fois flexible. Elle a annoncé mercredi la prolongation de ce délai de trois jours, tout en appelant à la responsabilité les acteurs politiques. Mais son président, Pierre-Claver Ndayicariye, prévient cette fois : « La Céni du Burundi va rester vigilante par rapport à ce que nous considérons dans le calendrier électoral comme les dates-clés auxquelles il ne faut pas toucher ».

Pour la première fois au Burundi, des communales et des législatives couplées doivent se tenir impérativement le 26 mai, selon la Céni.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.