Grippe aviaire: la Côte d’Ivoire met en place des dispositions urgentes

Elevage de volailles.
© Scott Olson/Getty Images/AFP

Depuis la semaine dernière, la grippe aviaire sévit au Burkina Faso. Et tout comme le Mali, la Côte d’Ivoire a décidé d'interdire l'importation de volaille burkinabè. Ce virus H5N1 peut se transmettre à l'homme, mais les autorités ivoiriennes assurent que toutes les dispositions d'urgence ont été prises.

Pas de panique dans les bassecours et les élevages avicoles de Côte d’Ivoire. L'alerte donnée chez le voisin burkinabé a tout de suite entraîné le renvoi des importations et la fermeture des frontières, comme l’explique le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani : « Nous avons pris des dispositions pour fermer nos frontières et pour faire en sorte que tous les poulets qui arrivent du Burkina Faso soient stockés à la frontière pour qu’ils ne puissent pas accéder au marché ivoirien ».

Au nord de la Côte d’Ivoire à Khorogho non loin de la frontière burkinabé Souhailiou Sanogo est éleveur de poulet bio. Chaque semaine, il en vend deux milles sur le marché local et la grippe aviaire et ses conséquences sur l’offre et la demande lui ont permis de revoir ses tarifs à la hausse : « Ce que l’on vendait 4 500 ou 5 000 francs CFA, on le vend maintenant 6 000 ».

A Abidjan, la société Coq Ivoire fait office de poids lourds de l'élevage et de la vente de poulet. C'est pour cela que rien n'est laissé au hasard d'une éventuelle contamination, selon Miriac Sastre, directeur d'exploitation : « Les véhicules sont lavés plusieurs fois et le personnel est astreint à des règles d’hygiène draconiennes ».

Frontière fermée, marchandise renvoyée et traçabilité des volatiles : tout semble mis en œuvre pour éviter une diffusion du virus H5N1. Mais ce que ne peuvent maîtriser les autorités ivoiriennes, c'est le vol d'un oiseau éventuellement contaminé au-dessus de ses frontières.