Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril

Opérations de vote dans un lycée de Lomé, Togo, le 25 juillet 2013.
© RFI/O.Rogez

Les experts de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont terminé leur travail de consolidation du fichier électoral au Togo. Ils ont présenté, mardi, leur rapport au cours d'une séance-marathon du comité de suivi du processus électoral. Un travail attendu par tous les acteurs et les candidats pour la suite du processus.

Le rapport des experts de l'OIF était attendu depuis plusieurs jours, car les résultats de ces travaux doivent déterminer la suite du processus. Selon le général Siaka Sangaré, qui conduit la mission des experts, la question des doublons est en partie réglée : « On ne peut pas régler définitivement le problème des doublons pour la simple raison que la biométrie même admet une certaine marge d'erreur ».

Plus de 3,5 millions de personnes voteront donc le 25 avril. Un chiffre qui désormais fait consensus, mais reste la question du mode de centralisation des résultats. Une préoccupation pour Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de Cap 2015 : « Nous ne voulons pas de ce que l’on nous présente. C’est un mode de transmission et de validation des résultats qui est susceptible de conduire à des élections contestées et nous n’en voulons pas ».

Le système unifié de collecte et de centralisation pour les élections et les statistiques (SUCCES) n'est qu'un élément complémentaire. L'élément déterminant pour le ministre de l'Administration territoriale, Gilbert Bawara, reste le procès-verbal : « Fondamentalement, les procès verbaux des résultats restent le soubassement de la proclamation des résultats provisoires par la Céni, le soubassement du contentieux électoral auprès de la Cour constitutionnelle et le soubassement de la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle ».