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Kenya

Panique à l’université de Nairobi au Kenya: un mort et 150 blessés

Dix jours après le massacre de Garissa, l'université de Nairobi s'est réveillée dans la peur après l'explosion d'un transformateur électrique.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Deux semaines après le massacre commis à l'université de Garissa par des jihadistes somaliens, le Kenya reste traumatisé. Un étudiant est mort et 150 se sont blessés ce dimanche 12 avril après un mouvement de panique à l’université de Nairobi, dû à l'explosion d'un câble électrique. Croyant à une attaque terroriste, les étudiants ont sauté depuis les chambres de la résidence universitaire.

« C'est triste, mais parfaitement compréhensible », a résumé ce matin Martha Karua, ex-ministre kényane en apprenant le tragique épisode survenu à l'aube sur le campus Kikyu de l'université de Nairobi. A 5h30 ce dimanche matin, alors que la résidence universitaire dormait encore, une explosion déchire le silence. Quelques instants plus tard, c'est la panique. Les étudiants pensent immédiatement à une attaque terroriste sur le modèle de celle survenue 15 jours plus tôt à l'université de Garissa. Un drame national et un traumatisme qui fait encore tous les jours la Une des journaux kényans.

Se croyant attaqués, certains des étudiants sautent à moitié endormis par les fenêtres des chambres de la résidence universitaire. Ils sautent parfois depuis le cinquième étage. Au rez-de-chaussée du bâtiment principal, une foule d'étudiants hurlant et criant sort dans une bousculade où plusieurs personnes seront piétinées.

Bilan : un mort, un jeune homme décédé des suites de ses blessures, et 150 blessés. Immédiatement alertées, les forces de l'ordre ramènent le calme tandis que des ambulances évacuent les blessés. Une dizaine de personnes sont toujours soignées à l'hôpital Kenyatta, mais la plupart des étudiants ont pu regagner le campus.

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