Présidentielle au Togo: les autres partis donneront-ils des consignes?

Le président du Togo, Faure Gnassingbé, en plein vote à Lomé lors des législatives de 2013.
© REUTERS/Noel Kokou Tadegnon

Les Togolais iront aux urnes le 25 avril 2015. Cinq candidats sont en lice. Notamment le président sortant Faure Gnassingbé et Jean-Pierre Fabre, le candidat du Combat pour l'alternance politique en 2015. Plusieurs grands partis de la place ont fait le choix de ne pas présenter de candidat pour le scrutin. Vont-ils donner des consignes de vote à leurs électeurs ? Nous avons posé la question à plusieurs chefs de parti.

Sur l'échiquier politique togolais, il y a ceux qui ont déjà décidé d'apporter leur soutien à un candidat, comme la coalition Nouveau regard, qui regroupe trois partis dont la Convention patriotique panafricaine (CPP). Nouveau regard a appelé à voter pour le chef de l'Etat sortant.

Francis Ekon, son président, explique pourquoi : « Nous avions à faire un choix entre ce que nous appelions un saut périlleux, avec l’opposition radicale, et un sursaut salutaire, qui consiste à accompagner ce qui existe déjà pour les cinq prochaines années. »

D'autres partis n'ont pas formulé de consigne explicite, mais leur message est clair : le président du Comité d'action pour le renouveau (CAR), Paul Dodji Apévon, suggère aux Togolais de boycotter le scrutin : « Quand les conditions ne sont pas remplies, et quand on est en train de vous tromper une fois de plus (...) Quand rien n’est fait mais que le pouvoir va sortir encore gagnant, moi, personnellement, je n’irai pas voter. »

D'autres partis encore réservent toujours leur décision pour les jours à venir. Le parti Organisation pour bâtir dans l'union un Togo solidaire (Obuts) se prononcera par exemple mercredi 15 avril lors d'un bureau politique. Il est dirigé par Agbéyomé Kodjo, qui confie : « Nous avons cinq candidats en lice et nous choisirons en toute liberté et responsabilité, aucun choix n’est à exclure. »

L'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio s'est de son côté prononcée pour l'instant par la négative. Elle a publié un mémorandum dans lequel elle estime que Jean-Pierre Fabre n'est pas l'homme qu'il faut pour le pays.

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