Nord du Mali: un nouveau round de négociations doit s’ouvrir à Alger

Vue générale à l'ouverture du second round de négociations inter-maliennes, le 1er septembre 2014.
© AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

Suite des discussions autour des accords de paix au Mali où la Coordination des mouvements de l’Azawad a finalement décidé de se rendre à Alger. Une délégation doit arriver dans les prochaines heures dans la capitale algérienne, sans son chef de file Bilal Ag Acherif, et sans intention claire de parapher le projet d’accord de paix.

Après avoir annoncé par courrier, le 4 avril dernier, son intention de parapher l’accord, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) -par un porte-parole puis par son chef de délégation Bilal Ag Acherif- faisait savoir ces derniers jours qu’elle renonçait à cette option. Ce mardi, nouveau rebondissement : finalement après d’âpres discussions entre groupes alliés, une décision a été prise à Nouakchott d’honorer le rendez-vous d’Alger, mais sans engagement de parapher. « De nombreux points restent à clarifier », souligne un dernier communiqué de la CMA.

Une position qui ne fait pas l’unanimité au sein de la coordination : « C’est regrettable, ce n’est pas responsable », commentent des membres du HCUA et de la CPA, deux mouvements qui accusent, à mots à peine voilés, le MNLA, ou du moins certains cadres du MNLA, de bloquer inutilement le processus. Car au sein de la CMA, certains craignent les conséquences de la politique de la chaise vide : « On veut arriver à un accord, il faut que la médiation en soit convaincue », explique un cadre de la coordination favorable au paraphe.

Du côté de la médiation, on se dit confiant et déterminé à faire avancer cet accord. Même s’il n’y a pas de paraphe cette fois encore, cela ne signifie pas la fin du processus, explique un de ses membres. La médiation, qui est au complet à Alger avec des représentants des pays voisins, de la Minusma, de l’Union européenne et des Etats-Unis, se retrouve en fin de matinée pour envisager tous les scénarios. « Nous devons travailler à restaurer la confiance, c’est la priorité », analyse un diplomate.

Demain, jeudi, la médiation doit débuter -si tout va bien- des échanges avec les délégations des groupes du Nord ainsi que celle de Bamako et la plateforme qui ont toutes deux déjà paraphé le texte.

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