Affaires Sankara et Zongo: les députés burkinabè veulent accélérer

La tombe de Thomas Sankara au cimetière de Dagnoen à Ouagadougou.
© © RFI/Guillaume Thibault

Au Burkina Faso, les députés de la transition ont interpelé le gouvernement sur l’évolution des dossiers Norbert Zongo, Thomas Sankara et des personnes tuées au cours de l’insurrection populaire de fin octobre 2014. Les députés souhaitent un aboutissement de tous ces dossiers sous la transition et pour accélérer le traitement de ces affaires, certains suggèrent la mise en place de tribunaux spéciaux. Une proposition qui n’a pas l’assentiment du gouvernement de transition.

En l’absence du ministre de la Justice et des Droits humains, c’est son collègue de l’Enseignement secondaire et supérieur qui a fait le point sur l’évolution des dossiers Norbert Zongo, Thomas Sankara et des personnes tuées au cours de l’insurrection populaire : « La réouverture du dossier de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo est effective et l’instruction suit son cours dans le cabinet d’instruction numéro 4 du tribunal d’instance de Ouagadougou, a assuré Filiga Michel Sawadogo. Les tombes du président Thomas Sankara et de ses compagnons sont placées sous scellé, ce qui montre que le juge d’instruction est en train d’accomplir les actes nécessaires à l’avancement de la procédure. »

Des tribunaux spéciaux ?

Face à la lenteur dans le traitement de ces dossiers par la justice, certains députés de la transition suggèrent la mise en place des tribunaux spéciaux. « Nous demandons à la transition de faire en sorte qu’il y ait la lumière sur l’assassinat de Norbert Zongo, sur l’assassinat de Thomas Sankara, sur l’assassinat de toutes ces personnes impunément tuées. Nous attendons au moins des tribunaux spéciaux pour se pencher sur ces questions », explique Bakari Koné, député de la transition.

Selon le ministre de l’Enseignement secondaire et supérieur Filiga Michel Sawadogo, la communauté internationale verra d’un mauvais œil la mise en place des juridictions spéciales : « Ce que nous devons faire et ce qui est en train d’être fait, c’est de tout mettre en œuvre pour que les juridictions de droit commun puissent fonctionner rapidement ».

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