Banque africaine de développement: la guerre de succession est ouverte

Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (BAD).
© Wikimedia

Un hommage lui a été rendu à Washington, la semaine dernière, lors des assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI. Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (BAD), arrive en effet au terme de son mandat en septembre et c'est le 28 mai prochain, au siège de la Banque à Abidjan, que son successeur sera connu.

Huit prétendants pour un fauteuil pour succéder au Rwandais Donald Kaberuka. Cela implique que la bataille sera rude et le lobbying intense auprès des 54 pays africains membres et de la vingtaine d'actionnaires non africains.

L'usage de l'alternance veut qu'un président francophone prenne le relais d'un président anglophone. Ce qui, a priori, écarte certains candidats comme l'Ethiopien Ato Sufian Ahmed, le Zimbabwéen Zondo Thomas Sakala ou le Sierra-Léonais Samura Kamara.

Un handicap que n'a pas un autre sérieux candidat, le Nigérian Akinwumi Adesina qui est, dit-on, parfaitement francophone et représente en outre la première économie du continent. Seule ombre à son tableau, il est soutenu par un président, Goodluck Jonathan, et une équipe gouvernementale qui ont dû quitter le pouvoir récemment.

Côté francophone, on note les candidatures du Tchadien Bedoumra Kordje ou encore du Malien Birima Boubacar Sidibé qui pourraient fédérer derrière lui les 15 Etats membres de la Cédéao. C’est aussi le cas de la seule femme candidate, Cristina Duarte dont le pays, le Cap-Vert, fait figure de modèle économique.

Enfin, le Maghreb est représenté par le Tunisien Jalloul Ayed, furtif ministre des Finances de Rached Ghannouchi, mais issu d'un pays qui a pour lui d'avoir hébergé pendant dix longues années le siège de la BAD. Ce qui peut être pris en considération au moment delà décision finale.

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