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RDC Rwanda M23

Rwanda: pas encore de rapatriement en RDC pour les ex-M23

Des combattants du M23, le 3 août 2013, près de Rushuru, dans l’est de la RDC.
© REUTERS/James Akena

Faisant suite à une première rencontre en février à Kigali, une délégation technique du ministère de la Défense congolais s'est rendue au Rwanda ce mardi 21 avril pour rencontrer les ex-rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23). Cette rencontre, pour tenter d'organiser leur rapatriement volontaire, a eu lieu dans le camp de l'est du pays où les ex-rebelles sont cantonnés. La discussion a été houleuse et aucune avancée n'a été constatée.

Devant un bâtiment de briques du camp de Ngoma, Léon Kalima, à la tête de la délégation congolaise, s'adresse à une centaine d'ex-combattants candidats au retour en RDC : « Demain, des bus vont venir vous chercher pour vous emmener à l'aéroport. Vous pourrez rentrer chez vous et manger de la pâte de manioc. Si vous aimez le Congo, tapez dans vos mains ».

Mais l'enthousiasme est de courte durée et rapidement les reproches fusent. Des ex-combattants brandissent une feuille sur laquelle s'alignent 122 noms de M23 amnistiés : « Il n’y en a que 122. Quelles garanties ils nous donnent ? Nous sommes prêts pour le retour, mais tous, pas la moitié ».

Au-delà de cette question, pour Jean-Marie Runiga, l'ancien chef politique du M23, le préalable à tout retour est la pleine application de la déclaration de Nairobi, signée en décembre 2013 à la suite de la défaite de la rébellion : « Il faut le respect de la clause sur laquelle nous nous étions entendus, qui était dans le cahier des charges et sur laquelle le gouvernement s’était engagé à pouvoir arranger certaines questions d’ordre sécuritaire, d’ordre politique et d’ordre économique. Comment est-ce que les gens vont partir ? Nous voulons rentrer, mais il faut que Nairobi soit d’accord ».

Malgré un rapide huis clos entre les parties prenantes, le dialogue semble rompu. Visiblement excédée, la délégation congolaise a quitté les lieux. Reste à savoir si l'arrivée, ce mercredi, du vice-ministre congolais de la Défense va débloquer la situation.

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