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Niger France

[Reportage] Niger: Barkhane face aux défis du désert

Les militaires français de l’opération Barkhane lors d’une opération dans l’extrême-nord du Niger, avril 2015. Ils doivent faire face à de nombreuses difficultés liées au terrain particulièrement difficile.
© RFI/Olivier Fourt

Les soldats de la force française Barkhane étaient en mission dans l'extrême nord du Niger pour l'opération Kunama 2, du 8 au 14 avril. L’objectif était de bloquer brutalement la passe de Salvador grâce à une opération aéroportée afin de couper la route des trafiquants qui transitent dans la région. Après quatre jours d'opérations, c'est l'heure du retour vers la base avancée de Madama mais le trajet sur le plateau désertique de Manguéni a mis les hommes et les matériels à rude épreuve.

Ensablement, pannes mécaniques à répétition, le retour vers la base avancée de Madama à 250 kilomètres prendra deux jours. Juste avant d’arriver sur la Transsaharienne, la piste qui relie le Niger à la Libye, c’est l’embrayage d’un transport de troupes qui lâche.

Moins d’une heure pour régler le problème. Le camion lourd de dépannage (CLD), la dépanneuse militaire a été appelée, mais ce camion tracte déjà un petit char ERC 90 Sagaie. Pourtant habituée des pistes africaines, la « Sagaie » a surchauffé dès le 2e jour de l’opération. Aiguille dans le rouge, température moteur à 110°… Résultat : 300 kilomètres en remorque.

Le caporal-chef Viktor n’est pas surpris, l’engin était déjà tombé en panne lors de la précédente opération : « C’est toujours comme ça, le matériel est vieux. » Et la réparation reste incertaine : « S’il y a des pièces. Il faut parfois attendre des mois pour que cela soit livré même à Ndjamena. »

Le colonel Alexis dirige la manœuvre terrestre depuis son blindé de commandement bourré d’équipement électronique, mais sans air conditionné : « Nos véhicules sont conçus pour l’Europe. Ici, on se retrouve avec des températures qui montent à 40-45 degrés peut-être même 50 degrés. Nos blindés ne sont pas prévus pour ça et souffrent aussi du sable. Il s’insinue partout et détériore tout. »

Afin de prendre le moins de risque possible, le commandement français privilégie l’utilisation de lourds véhicules blindés. Mais dans les Dunes de l’extrême nord du Niger, Barkhane devra peut-être s’alléger pour mener à bien ses missions.

Ecouter le reportage dans son intégralité
23-04-2015 - Par Olivier Fourt

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