Présidentielle au Togo: le dépouillement a débuté

Un membre de la CENI a débuté le dépouillement des voix au bureau de vote du lycée Bè-Plage, à Lomé, le 25 avril 2015.
© RFI/OR

Trois millions d'électeurs étaient appelés à choisir leur prochain chef d'Etat. Scrutin à un tour, cinq candidats et deux favoris, le président sortant Faure Nassingbé et son principal rival, Jean-Pierre Fabre. Le dépouillement a déjà commencé ce samedi soir, et l'ambiance calme de la journée continue à prévaloir.

Après un vote plutôt calme sur l’ensemble du Togo, les opérations de dépouillement se sont déroulées dans une atmosphère passionnée. Au lycée de Bè-Plage, à Lomé, en plein fief de l’opposition, de nombreux électeurs ont suivi dans une ambiance chaude les opérations de dépouillement. Ils applaudissaient à chaque fois que l’on sortait un bulletin de leur candidat et huaient les bulletins des adversaires.

Avant le début des opérations, les membres des bureaux de vote ont revêtu des gants chirurgicaux, une recommandation de la Céni afin de ne pas laisser accidentellement de taches sur le bulletin. Car on a voté avec un bulletin unique, où les électeurs devaient tamponner une empreinte dans la case de leur choix.

Dans ce lycée, un seul incident a émaillé la journée, un représentant d’un candidat a voulu voter avec un mandat, ce qui est autorisé, mais sans carte d’électeur, ce qui l'est moins et surtout en refusant de tremper son doigt dans l’encre indélébile. Les gendarmes de la Fosep, la force de sécurisation du scrutin, ont dû intervenir pour lui éviter d’être passé à tabac.

Notez aussi que nous avons rencontré beaucoup d’électeurs ne trouvant pas leur nom sur les listes de leur bureau habituel. Il y a quelques semaines la Céni avait démultiplié les bureaux affirmant vouloir éviter l’engorgement - et d’ailleurs cela a fonctionné puisque le vote s’est déroulé de façon fluide - en revanche, beaucoup d’électeurs ont été découragés ou n’ont tout simplement pas retrouvé leur bureau, ce qui a provoqué beaucoup de suspicion envers la Céni. Ce problème a concerné Lomé et sa banlieue, c'est-à-dire le plus gros bassin électoral du pays.

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