Xénophobie en Afrique du Sud: Jacob Zuma interpelle les autres pays

Le président sud-africain, Jacob Zuma.
© Reuters/Nic Bothma/Pool

L'Afrique du Sud célébrait ce lundi 27 avril le Freedom Day qui marque l'anniversaire des premières élections démocratiques du pays. Lors de son traditionnel discours, le président Jacob Zuma a condamné les récentes attaques xénophobes dans le pays, mais il a aussi mis en cause la responsabilité des pays sources d'immigration illégale.

Le gouvernement sud-africain prépare un rapport après la vague de violences xénophobes dans le pays. Le président Jacob Zuma a expliqué que ce document compilerait notamment les témoignages d'étrangers et de Sud-Africains sur la question. « Nous avons bien noté les plaintes des Sud-Africains notamment sur l'augmentation du nombre d'étrangers sans papiers dans notre pays et sur le fait qu'ils prennent le travail de nos ressortissants. Néanmoins, nous réaffirmons que cela ne justifie en aucun cas les récentes attaques contre les étrangers. »

Jacob Zuma condamne donc les attaques, mais promet aussi des mesures strictes pour lutter contre l'immigration illégale : « Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé des mesures pour renforcer la sécurité à nos frontières. L'armée sera notamment déployée pour faire des patrouilles autour des postes-frontière. »

Selon lui, tous les pays africains doivent prendre leurs responsabilités après la flambée de violence xénophobe en Afrique du Sud : « Je pense que la question doit être discutée par l'Union africaine. Tout le monde critique l'Afrique du Sud, comme si nous avions créé ce problème. Mais qu'est-ce qui pousse ces réfugiés à fuir leur pays pour venir en Afrique du Sud ? C'est une question que l'Afrique du Sud ne doit pas avoir peur de poser. »

Ce lundi à Johannesburg, 50 immigrés illégaux ont été arrêtés dans le quartier d'Hillbrow, suite à une action conjointe de l'armée et de la police.

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